Tournai-Ath-Mouscron Un comité de riverains a avancé des solutions pour éviter de futurs d’accidents.

Ils ne sont pas nombreux à habiter en haut de la côte de Mourcourt, sur la route provinciale (N48) entre Kain et Celles. Mais ils sont suffisamment pour témoigner de la vitesse à laquelle circulent certains véhicules. Limité à 70 km/h, ce tronçon a déjà été le théâtre d’accidents souvent spectaculaires.

"Si l’on respecte les limitations de vitesse, ce n’est pas une route dangereuse" , nuance l’un des membres du comité de riverains. Celui-ci s’est constitué voici neuf ans, mais est revenu à la charge en octobre 2017.

Depuis lors, les habitants remuent ciel et terre pour réclamer un aménagement digne de ce nom, permettant de sécuriser aussi bien le trafic que les usagers faibles qui empruntent cet axe désormais propriété régionale.

Un large dossier a été établi. Plusieurs élus de la région ont également été interpellés, aussi bien au niveau communal que provincial ou régional, pour le relayer.

"Le maximum a été fait au niveau de la signalisation. Mais les véhicules continuent à rouler à des vitesses excessives" , regrettent les riverains. Ces derniers ont donc évoqué certaines idées pour enfin faire ralentir les usagers.

"Accompagner les véhicules dans le virage, ne fût-ce qu’avec des plots, cela réduirait la vitesse. On aimerait aussi qu’une piste cyclable soit aménagée. On a peur de laisser nos enfants se rendre à pied à l’arrêt de bus."

Le ministre wallon de la Mobilité, Carlo Di Antonio (CDH), a constaté qu’il ne s’agissait pas d’une zone à risque "suivant les définitions en vigueur au sein du SPW". Il a toutefois demandé une étude de faisabilité de cette voie cyclable et a fait poser des compteurs de trafic. Les résultats devraient arriver sur son bureau d’ici la fin mars.

Mis à part ces aménagements, les riverains ont également suggéré de réaliser des contrôles de vitesse en haut de la côte. "Les radars s’installent toujours au même endroit, en zone 50. Si cet endroit devenait réputé comme lieu de contrôle, ça freinerait déjà !"

Les résultats de l’étude sont attendus avec impatience par les habitants. Jusqu’ici, ils se sont montrés constructifs dans leurs interventions, mais ils sont prêts à passer à la vitesse supérieure si rien n’aboutit.

Si l’étude commandée par Carlo Di Antonio, ministre wallon de la Mobilité et de l’Environnement, ne permettait pas d’aboutir à une solution pour les vélos, les riverains de la N48 ont déjà songé à une alternative.

Le gouvernement wallon a en effet prévu une enveloppe de plus de 7 millions d’euros de subsides pour favoriser la mobilité douce. L’un des cas de figure de leur utilisation est la création de nouvelles liaisons entre des zones d’habitation et des pôles d’activité économique.

Pour le comité de riverains, la route provinciale est l’axe direct emprunté depuis les villages de l’entité de Celles, notamment vers Kain. Ce qui répond, selon eux, aux critères définis pour prétendre à l’octroi de ces subsides.