Ils espèrent prochainement voir l’installation d’un radar afin de faire diminuer la vitesse.

Voilà maintenant des années que les riverains de la route Provinciale, autrement appelée RN48, déplorent le dangereux comportement des automobilistes qui l’empruntent.

Il faut dire qu’entre des dépassements sans visibilité et une vitesse excessive, les accidents ne se comptent plus…

Nelly Clavie a d’ailleurs commencé à recenser ces accidents en 1990. "Il y en avait en moyenne un à deux par mois, explique-t-elle. Parfois juste devant chez moi." S’est ensuite joint à son combat Pascal Bossut, un autre habitant de la route Provinciale à Mourcourt. "Durant de nombreuses années, nous avons signalé le problème aux autorités", souligne ce dernier.

Nelly et Pascal ont peu à peu rallié les autres riverains à leur cause. "Nous sommes désormais un comité composé de plus ou moins 25 personnes et nous sommes tous d’accord pour souligner la vitesse excessive adoptée sur cette route."

Les riverains ne perdent cependant pas espoir, bien au contraire. Ils soulignent les premiers aménagements qui ont vu le jour dernièrement. "La Région Wallonne a décidé de sécuriser les cinq virages avec des chevrons et des petits plots lumineux pour améliorer la visibilité."

Un radar attendu

Après avoir vu qu’un radar sera prochainement installé un peu plus loin sur Celles, les riverains gardent confiance.

"La ministre De Bue a dit que nous n’étions pas dans le premier train d’installation des radars. Nous avons pourtant exactement les mêmes critères qu’à Celles. Nous avons aussi des voitures qui circulent ici à plus de 100 km/h alors que la vitesse est limitée à 50 et 70. La zone de police du Tournaisis est en tout cas consciente du problème et le souligne auprès de la ministre. Nous espérons que cela portera ses fruits."

Dans un monde idéal, les riverains espèrent même voir un radar tronçon être installé le long de cette RN48.

En parallèle, les riverains travaillent également pour la mobilité douce. "Au niveau des voies cyclables, il faudrait dans un premier temps liaisonner les parties existantes. Des budgets vont être débloqués pour promouvoir la mobilité douce, on ne baisse pas les bras. On est convaincus que notre situation va évoluer."