Avec Fatima Ahallouch à la Région et Guillaume Farvacque au fédéral.

On ne retrouvera pas l’emblématique Christiane Vienne sur les listes aux élections régionales et fédérales en mai prochain. La socialiste âgée de 68 ans a donc effectivement décidé de passer le relais.

"Je n’ai pas souhaité être candidate, confirme Christiane Vienne. C’est une décision que j’ai prise il y a un peu plus d’un an, avant les élections communales. L’objectif est que les jeunes prennent la place."

Une tendance qui se confirme donc puisque l’ancienne ministre wallonne de la Santé a déjà laissé sa place de cheffe de groupe PS au conseil communal de la cité des Hurlus à Fatima Ahallouch pour cette nouvelle législature, siégeant donc comme conseillère communale.

"J’ai eu la chance de mener une carrière accomplie en faisant tout ce qu’il est possible de faire. Je ne voulais donc pas me lancer dans le mandat de trop et risquer de partir déçue ou amère comme certains collègues."

La relève est donc assurée avec Fatima Ahallouch, que l’on retrouvera sur la liste des candidats effectifs pour les élections régionales. L’enseignante et cheffe de groupe au conseil communal, âgée de 37 ans, se retrouve ainsi en deuxième position.

"Le choix de Fatima n’a jamais prêté à discussion, assure Christiane Vienne. Il a par contre bien fallu se mettre d’accord pour la place qu’elle allait occuper. La deuxième était pour moi la seule place désignée à partir du moment où la première était occupée par Rudy Demotte, un homme et de Tournai. La deuxième devait forcément être occupée par une femme et de Mouscron, la deuxième ville de Wallonie picarde !"

En ce qui concerne les élections fédérales, c’est Guillaume Farvacque, 40 ans et actuel président de l’USC de Mouscron, qui assurera la présence hurlue.

"Il était important que Mouscron soit représenté sur le plan fédéral également. Guillaume était à mon sens tout désigné pour cela. Le passage de génération devait se faire et pour moi, le moment était le bon. Je ne voulais pas être un boulet au Parlement. Je pars donc sur un succès."

Les deux candidats se sont livrés sur les combats qu’ils entendent mener.

Ce sont donc de nouveaux challenges qui s’offrent à Fatima Ahallouch et Guillaume Farvacque. "Je suis évidemment très reconnaissante vis-à-vis du parti et des militants qui m’ont approuvée", souligne la cheffe de groupe PS au conseil communal.

La représentation de la cité des Hurlus au parlement wallon est évidemment importante, comme le souligne la jeune femme. "C’est nécessaire pour pouvoir défendre au mieux les intérêts de Mouscron. C’est donc un nouveau combat qui s’offre à moi après ma présence au niveau communal où il n’a pas été évident de trouver sa place dans l’opposition mais où nous avons su rester crédibles."

Sans vouloir tomber dans le cliché, la prof entend défendre l’enseignement. "Je pense que cela sera bénéfique pour la Fédération Wallonie-Bruxelles d’avoir quelqu’un de terrain et qui en connaît ses réalités. J’aimerais aussi me battre sur le thème de la santé, dans le sens de la prévention des assuétudes, notamment en ce qui concerne les jeux d’argent. Une problématique très préoccupante dans notre région frontalière."

De son côté , Guillaume Farvacque sait qu’une rude campagne s’annonce. Il a notamment levé le voile sur les thèmes qui le préoccupent le plus en expliquant que Mouscron devait retrouver la place qu’elle mérite sur le plan politique.

"Je pense notamment au pouvoir d’achat et à la qualité de vie, assure-t-il. Cela concerne les soins de santé, la sécurité sociale, les pensions… Ces dernières années, le gouvernement a grignoté de partout dans la qualité de vie. Je pense également à l’approche de la justice et son application au quotidien. Ce sont des sujets qui m’intéressent au plus haut point et qu’il me tiendra véritablement à cœur de défendre."