Tasers & bodycams à Mouscron: l’opposition préoccupée, la police "satisfaite" de leur usage

La police mouscronnoise utilise les tasers depuis le 1er février 2022. Les bodycams sont, elles, fonctionnelles depuis un an.  Deux sujets qui préoccupent PS et Écolo. 

Antoine Pontrandolfi
Tasers & bodycams à Mouscron: l’opposition préoccupée, la police "satisfaite" de leur usage
©BELGA

Conseillers PS et Écolo n'ont jamais caché leur réticence sur l'utilisation des bodycams et des tasers (pistolets à impulsion électrique) que la zone de police utilise depuis début 2022. Les deux groupes d'opposition ont profité du conseil communal pour relayer leurs réserves sur ces deux procédés." L'absence de cadre juridique autour de l'usage des bodycams nous inquiète", lance Fatima Ahallouch. "La prise de son semble illégale et les zones de police avancent en ordre dispersé. On va trop vite en besogne à Mouscron, d'autant plus que le citoyen ne sait pas qu'il est en droit d'avoir accès aux images."

La zone de police de Mouscron a acheté 40 bodycams pour un montant de 50.000 euros. L'outil est utilisé depuis le 1er juin 2021." Après activation de la bodycam et avertissement oral du policier, la prise de son n'est pas illégale ", répond Brigitte Aubert.La commissaire Magali Delannoy précise que le "cadre légal continue d'être peaufiné" et qu'il est "hors de question d'enregistrer à l'insu de la personne concernée ".Selon la commissaire, l'effet d'apaisement recherché après activation de la caméra fonctionne.

Un seul usage dissuasif

De son côté, la conseillère Anne-Sophie Rogghe s'interroge sur les risques liés à l'usage du taser. Des risques relayés par le comité P (organe de contrôle externe de la police). " L'arme a été introduite à Mouscron le 1er février ", répond Magali Delannoy." Onze de nos membres ont été formés pour utiliser les cinq appareils que nous avons reçus. Ils ont été choisis consciencieusement et sont suivis par deux formateurs.Depuis début février, une seule situation a nécessité l'usage dissuasif d'un taser. Suite à une rixe en centre-ville, un individu désinhibé devenu incontrôlable a été maîtrisé.Le policier a actionné le grésillement de l'appareil, éveillant l'attention du suspect, interpellé grâce à ce moment de flottement. L'objectif de son utilisation est de combler le vide dans l'armement du policier, entre la matraque et l'arme létale. Il n'engendre aucune blessure et son usage est totalement transparent grâce aux données transférées automatiquement à chaque usage.Toute utilisation non dissuasive nécessiterait un rapport détaillé."

À Mouscron, ce n’est pas encore arrivé…

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