Un contrôle de police qui dégénère à Mouscron

Coups, rébellion et outrage en couple à l’encontre de deux inspecteurs de police : les prévenus risquent 6 mois de prison.

EdA
Un contrôle de police qui dégénère à Mouscron
©BELGA

Un couple, aujourd’hui séparé, est poursuivi pour des faits de coups, rébellion et d’outrage à l’encontre de deux inspecteurs de police. Les faits remontent au 11 juillet 2020 ; ils sont survenus sur la Grand-Place de Mouscron.

"Ce soir-là, les policiers contrôlent un véhicule qui ne serre pas sa droite et circule dans une rue à sens unique", explique le Parquet. " Le contrôle s'avère difficile : la prévenue rigole et ne le prend pas au sérieux. Monsieur veut sortir du véhicule pour fumer une cigarette, ce que les policiers lui refusent pour des raisons de sécurité. C'est là que les choses dégénèrent : Madame les traite de tous les noms et Monsieur baisse son pantalon et soulève son t-shirt. Énervé, il veut quitter les lieux. Les deux sont privés de liberté, mais il faudra 20 minutes aux policiers pour parvenir à les faire entrer dans le combi. Madame donne une gifle à l'un, alors que Monsieur, en tentant de sortir de la voiture, donne un coup de tête à l'autre policier. "

Le prévenu confie avoir consommé de l'alcool ce soir-là, mais affirme avoir voulu "calmer le jeu", car son ex-compagne, absente à la barre, était hors de contrôle. "Je n'ai pas volontairement donné le coup de tête ; je l'ai fait par mégarde en sortant de la voiture." Le ministère public requiert une peine de 6 mois de prison pour les deux, mais ne s'opposera pas à une mesure de faveur pour Monsieur.

"Le couple est aujourd'hui séparé", indique l'avocat du prévenu. " La relation qu'ils menaient était toxique. Mon client regrette ; il aurait dû rester dans la voiture pour que la situation ne dégénère pas. Mais il avoue qu'il ne savait plus où se mettre tellement son ex-compagne hurlait sur les policiers. La situation est regrettable. Mon client est inconnu de la justice. Il n'a pas d'antécédents et a le profil d'un homme correct. " L'avocat a plaidé en faveur d'une suspension simple du prononcé de la condamnation ou d'un sursis, le plus large possible. Le jugement interviendra le 20 octobre.

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