L’échevin de la Santé est particulièrement bien placé pour parler du virus Covid-19 et de son danger. Didier Mispelaere a en effet testé positif au coronavirus en mars dernier.

"J’avais été trois fois dans la même semaine chez mon médecin traitant. Nous étions au tout début de la crise et on m’avait diagnostiqué une pharyngite. Finalement, après avoir eu de plus en plus mal à la gorge et avoir eu beaucoup de température tout d’un coup, j’ai dû passer le test qui s’est avéré positif."

Le stress a alors fait son apparition. "L’attente s’est déjà faite assez longue. Je n’ai su que deux jours plus tard que j’étais positif. Une fois que les résultats tombent, on se demande ce qu’il nous arrive…, assure-t-il. Quand on allume la télévision et qu’on apprend qu’il y a eu 1 200 morts suite au virus, on se demande si on ne sera pas le 1 201e… D’autant plus qu’en sortant de chez le médecin, il n’y a pas véritablement de traitement mis à part la prise de Dafalgan. Un traitement super léger pour une maladie grave…"

Une maladie très sournoise

L’inquiétude pour la santé des proches était également assez forte. "Mes enfants étant partis de la maison, je vis seul avec ma femme. Je ne pouvais donc pas voir mes enfants, ni mes petits-enfants. À la maison, je restais souvent seul dans ma chambre ou dans le salon. Ma femme restait à l’écart. Si je prenais une douche ou un bain, tout était désinfecté ensuite à l’eau de javel. Heureusement, ma femme ne l’a pas attrapé."

Didier Mispelaere veut sensibiliser la population au côté sournois de la maladie. "Au départ, les symptômes sont bénins. Un mal de gorge, tout le monde peut en avoir. Cela devient bien plus grave par la suite. J’ai eu de la chance de ne pas avoir eu de problèmes respiratoires, je n’ai pas dû rentrer en clinique pour l’oxygène. J’ai eu d’autres symptômes comme les douleurs musculaires, la fièvre, la perte du goût et de l’odorat… J’ai aussi perdu 7-8 kg, mais ça, c’est plutôt une bonne chose (rires) !"

L’occasion de rappeler l’importance du respect des gestes barrières et d’autres mesures comme le port du masque dans cette période où la maladie regagne plus que jamais du terrain. "Les citoyens doivent comprendre que toutes les mesures qui sont prises le sont pour le bien de tous…"