Un voisin peut très vite être considéré comme un être bienveillant et serviable. Malheureusement, ce n'est pas toujours le cas. La jeune Sylvie (prénom d'emprunt) peut très bien en témoigner. Cette dernière ainsi que sa famille, faisaient confiance à leur voisin Hubert (prénom d'emprunt). Cependant, celui-ci a très vite dérapé. C'est donc, ce jeudi, qu'Hubert s'est présenté devant la barre afin de témoigner et d'expliquer les faits qui ont été commis durant l'année 2016 à Comines. En effet, on lui reproche des faits de viol à l'égard de la jeune Sylvie, qui avait seulement treize ans et demi au moment des faits.

Hubert semblait être quelqu'un de charmant pour cette famille. Il se montrait serviable et gardait de temps à autre les enfants. Cependant, celui-ci n'était pas si innocent que cela. Durant l'année 2016, Sylvie se rendait parfois chez Hubert comme une voisine ordinaire. Le prévenu aurait alors, à plusieurs reprises, commis des attouchements et des faits de viol auprès de Sylvie.

"Elle avait fait de nombreuses avances à mon égard. La première fois qu'elle a tenté de me séduire, j'ai dit non car j'avais ma femme. La deuxième fois, j'ai dit la même chose. Cela a continué jusqu'au moment où j'ai cédé. Je reconnais avoir mis ma main dans son pantalon. Mais, quand j'ai retiré ma main, elle est partie. Je ne me suis pas disputée avec elle", déclare Hubert.

C'est en mai 2016, que la jeune Sylvie ose se confier à sa cousine des faits qui se sont déroulés. La jeune fille explique qu'à plusieurs reprises, Hubert aurait commis des attouchements et aurait essayé de la pénétrer avec son sexe. Il est vrai, que depuis quelque temps, la mère de la victime ne reconnaissait plus sa fille. Cette dernière était très souvent sur les nerfs, ne parlait plus et n'était plus la même qu'avant.

Depuis plusieurs mois, la jeune Sylvie est très angoissée. Cependant, elle tenait à être présente devant la barre afin de témoigner. "Il a commencé par me faire des bisous dans le cou. La première fois, j'ai eu peur et je suis partie. Mais, il a promis qu'il ne recommencera plus. Je suis donc retournée, car j'avais peur. Il a recommencé à me toucher. Il a mis sa main dans mon pantalon et il a caressé mon sexe. Puis, il a pénétré ses doigts. Cela devenait de plus en plus récurrent. Il faisait du chantage et me manipulait. Il menaçait de se suicider si jamais je parlais", précise Sylvie.

D'après l'avocat du prévenu, plusieurs choses peuvent interpeller dans ce dossier. Tout d'abord, lors de l'analyse des messages et de l'ordinateur, rien n'a été retrouvé. Ensuite, la jeune fille déclare qu'Hubert ne possède pas de cicatrices. Or, celui-ci en possède plusieurs sur le bas du corps. De plus, d'après le rapport d'expertise, Sylvie ne semble pas avoir de séquelles psychologiques liées à des faits de mœurs. Et enfin, lors de l'audition de la sœur de la victime, cette dernière mentionne le nom d'une autre personne et non celui du prévenu.

Même si le prévenu ne possède pas de casier judiciaire et qu'il possède aujourd'hui un bon travail, le représentant du ministère public requiert une peine de quatre ans d'emprisonnement. Le jugement sera prononcé le 25 février.