En avril 2019, Cédric a tenté de jouer les justiciers en voulant porter son aide à son neveu gravement malade. Le petit garçon avait effectivement été enlevé par son père qui souhaitait quitter le pays. "Il avait envoyé un message à ma soeur stipulant qu'elle ne reverra jamais l'enfant", indique Cédric devant la barre. C'est sur le parking du centre hospitalier de Mouscron que le prévenu a reconnu le véhicule de son beau-frère. "L'enfant était souffrant. C'est pour cette raison que la victime s'est rendue au CHM", précise le représentant du ministère public. Sans appeler les services de police, le prévenu s'est précipité vers le père de l'enfant afin de lui porter des coups. Une fois la colère passée, il a quitté les lieux avec son neveu. 

Jalousie au sein d'un triangle amoureux

Cédric n'est pas à son premier fait de violence. C'est toujours au sein du tribunal correctionnel de Tournai qu'il a dû expliquer les événements datant du 18 mai 2019. Lors d'une soirée en boîte de nuit, le prévenu a eu des gestes déplacés à l'égard de deux jeunes femmes venues passer une soirée festive. Seulement, au petit matin, l'une d'entre elles a retrouvé l'individu sur la place de Comines et n'a pas été de main morte. "Je suis allée sur la place pour déposer un ami. J'ai vu rouge en remarquant que Cédric était également présent. Sous pression et sous le coup de la colère, je l'ai traité de tous les noms. J'ai même déchiré son t-shirt", explique Lindsay. "Selon moi, il était jaloux de ma relation avec ma compagne". 
 
C'est alors que plusieurs coups et bousculades ont été échangés entre les deux auteurs. "Je n'ai pas eu le choix de me défendre, elle fait du karaté", indique Cédric. La compagne de Lindsay, voulant les séparer, a même reçu un coup avant de tomber sur le sol, inconsciente. Connu de la justice, le représentant du ministère public a requis une peine de 8 mois de prison à l'égard du jeune homme. Le jugement sera prononcé le 8 février.