Comines compterait parmi les trois régions francophones les plus affectées par le Covid-19.

Les rares Cominois que l’on croise sur la grand-place désertée sont perplexes. "Évidemment, nous étions la première entité de Wallonie picarde à être touchée par le virus. Mais, notre proximité avec la frontière des Hauts-de-France, région particulièrement impactée par l’épidémie, dès les premières heures, y est sans doute pour quelque chose, avance David. Les interminables files de clients français, agglutinés sur les trottoirs des magasins de tabac, il y a quelques jours encore, ne sont certainement pas étrangères à la situation actuelle", ajoute, sur un ton agacé, le cafetier du Bizet.

"Les statistiques sont à interpréter avec prudence, car chez nous, tous les patients ont été systématiquement testés en cas de suspicion. Ce qui n’est pas le cas ailleurs", nuance le docteur Didier Soete.

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"D’autant que sur le terrain, mes confrères et moi-même observons, depuis trois jours, une baisse significative des nouveaux cas, de l’ordre de vingt-cinq pourcents par rapport à la semaine dernière", atténue dans son analyse l’échevin de la Santé.

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"Ces chiffres, aussi alarmants soient-ils, ne doivent pas nous faire perdre espoir. Car, l’on sait que l’on n’a pas encore atteint le pic de l’épidémie. Ces statistiques ne viendront pas à bout de la détermination des Cominois. Il faut poursuivre le combat et encourager, plus que jamais, la mobilisation citoyenne", ajoute la bourgmestre Alice Leeuwerck depuis le centre de crise de Comines.

"Espérons juste que ce cauchemar cesse au plus vite et que l’on ne nous cache pas la vérité", s’inquiète encore Chantal, du côté de Ploegsteert.