Depuis mars 2020, le SPW Mobilité et Infrastructures s’active afin de permettre la création d’un nouveau chenal de 800m dans la plaine des prés de Lys. Et ce lundi, il sera mis partiellement sous eau. Cela se fera doucement au moyen d’un tuyau placé dans la digue aval.

Des roches plus tard

Le remplissage durera toute la journée. Cette étape ne signifie pas l’ouverture à la navigation. En effet, des aménagements doivent encore être réalisés avant le retrait des digues provisoires. Ultérieurement, un enrochement sous eau protégera les nouvelles berges.

Le chenal creusé est une étape importante d’un projet commun avec la France et la Flandre. À l’avenir, l’ensemble des travaux permettra à des bateaux de plus de 4400 tonnes (classe CEMT Vb) de rejoindre les ports maritimes de Gand et Anvers. La France effectue les travaux entre Deûlémont et l’écluse de Comines, la Wallonie réalise l’amélioration de la Lys dans la traversée de Comines et la Flandre les travaux entre Wervik et Menin. De plus, une fois le canal Seine-Nord réalisé en France, il ouvrira l’accès au bassin parisien.

En 2017 et 2018, une première phase des travaux avait déjà permis l’installation d’une halte nautique de 48 mètres, d’une rampe de mise à l’eau et la réfection de la rue du Fort. Depuis mars de cette année, les travaux de rectification de la courbe de la Lys mitoyenne à hauteur de Comines-Warneton sont en cours.

Un tunnel au-dessous de la rampe d’accès du pont frontière sera bientôt creusé. Les parois de celui-ci et ses rampes d’accès sont déjà terminées. L’élargissement de part et d’autre du pont de Comines par des parois verticales constituées de palplanches métalliques et de poutres en béton est en cours tant coté belge que français.

Des travaux minés

Ce sont plus 250.000m³ de terre qui ont été déblayées pour permettre le passage de bateaux de plus grand gabarit.

Des engins explosifs des première et seconde guerres mondiales ont été découverts. Une société agréée a été notifiée pour réaliser le déminage de l’ensemble des travaux. Cela signifie la présence permanente de démineurs sur le chantier pendant toute l’exécution des travaux.

Plus de 350 engins explosifs ont été retrouvés sur le site.

Les 250.000m³ de terre de déblai du nouveau chenal n’ont pas été évacuées mais stockés provisoirement sur le site du chantier. Ces terres seront entièrement utilisées pour la création et l’aménagement d’un parc urbain.

Les palplanches métalliques qui soutiendront les nouvelles berges à hauteur du pont de Comines sont enfoncées par vibro-fonçage à partir d’une grue sur ponton. Ce procédé est le plus indiqué pour une réduction maximale des nuisances au voisinage des travaux.