Voilà maintenant plusieurs mois que la police locale de Comines-Warneton mène une enquête spécifique dans le milieu des stupéfiants au sein de l'entité. Le trafic supposé concernait ainsi plusieurs types de produits stupéfiants, à savoir de marijuana, cocaïne et d'héroïne, et aurait impliqué des individus issus des quatre coins de la commune.

Certains espaces publics étaient d’ailleurs régulièrement squattés tant par les consommateurs que par leurs fournisseurs. C'était par exemple le cas des parkings et des abords du centre culturel MJC, du pont-frontière de Comines ou du plateau de la gare, ce qui n’avait pas échappé aux riverains ou aux responsables de ces endroits.

Sous les ordres de la juge d'instruction en charge de ce dossier, la police cominoise a mené, ce mardi au petit matin, une vaste opération de perquisitions simultanées. "Huit domiciles différents ont été perquisitionnés au même moment, l'objectif étant d'interpeller un maximum de suspects identifiés durant l'enquête minutieuse réalisée en amont", nous apprend le premier substitut du procureur du roi Frédéric Bariseau. Quatre perquisitions ont été menées à Comines, trois à Warneton et une au Bizet.

Onze personnes ont été interpellées et privées de liberté. Il s'agit de dix hommes et d'une femme âgés entre 20 et 52 ans. Ils sont tous membres présumés du réseau en tant que vendeurs ou consommateurs de substances illicites. Le magistrat instructeur reçoit en ce moment les personnes interpellées. "D’importantes quantités de produits stupéfiants et d’argent liquide ainsi que du matériel informatique et des véhicules ont également été saisis à tous les endroits ciblés par l’opération."

Cette opération a nécessité une mobilisation importante des effectifs cominois qui, pour l'occasion, ont également pu compter sur le renfort et la collaboration efficace des polices locales de La Louvière, du Tournaisis, du Val de l'Escaut, de Mouscron et de la police boraine. "La police a également pu compter sur le corps d’intervention du Hainaut et de l’appui canin de la police fédérale et des douanes belges." De plus, vu la proximité de la frontière, l'enquête a également nécessité la collaboration des services de police français pour ses ramifications dans le département du Nord.