Lors du dernier conseil communal, Alice Leeuwerck, bourgmestre de Comines-Warneton, s'est livrée sur la situation de la commune quant à Covid-19. Comme elle l'a expliqué, la commune connaît chaque jour des cas positifs comme cela est également constaté ailleurs. Elle a alors rappelé les difficultés spécifiques à l'entité.

"Le plus difficile pour nous aujourd'hui, en tant que ville frontalière, tant avec la France qu'avec la Flandre, c'est d'accéder à des chiffres qui sont formels, souligne la bourgmestre. On a des chiffres officiels Sciensano mais ces derniers ne sont pas complets et ne nous permettent pas de prendre des décisions réelles dans le sens où ils ne se basent que sur les résultats des médecins wallons de Comines-Warneton."

En effet, si un citoyen cominois se fait tester en France parce qu'il y travaille et y bénéficie d'une couverture sociale, il ne rentrerait pas dans les chiffres de Comines s'il était positif. "C'est problématique car cela représente tout de même une grande portion de notre population, près de 20%. Le problème se pose également pour ceux qui se font soigner en Flandre et ils sont nombreux. Ces chiffres-là sont encodés dans le quota flamand et non wallon..."

Actuellement, la situation est loin d'être alarmiste. Dimanche, deux nouveaux cas étaient par exemple recensés. "Au niveau scolaire, des classes ont dû être fermées dans plusieurs établissements. Cependant, la situation par 100 000 habitants n'est pas catastrophique. Elle l'a été il y a quelques mois mais ce n'est plus le cas."

De son côté, l'échevin de la Santé Didier Soete préférait insister sur la nécessité de respecter les règles d'hygiène de base telles que le lavage des mains, le port du masque lorsque la distanciation sociale ne peut pas être respectée ou encore d'éviter de se toucher le nez ou la bouche.

"Il ne faut pas attendre le vaccin ou les médicaments miracles, je crois que ces gestes de base vont nous permettre de vivre beaucoup plus normalement. Je crains que ce virus ne perdure encore quelques mois, voire quelques années. En attendant, il faut penser à soigner ses proches et pas seulement pour le Covid ! Il y a bien d'autres pathologies !"