En Belgique, on estime que chaque jour, en moyenne, trente personnes subissent un arrêt cardiaque. Soit entre 10 000 et 15 000 personnes chaque année. Un problème qui peut être généralement causé par un trouble du rythme cardiaque qui empêche l’irrigation du cerveau en sang, et donc son oxygénation, provoquant la perte de connaissance.

Pour éviter des dommages irréparables, il faut relancer le plus rapidement possible l'activité du cœur. Pour ce faire, la victime doit recevoir un choc électrique dès que possible. Et dans pareille situation, l’utilité du défibrillateur automatisé externe (DAE) n’est plus à démontrer ! Cet appareil donne des instructions vocales simples qu’il suffit de respecter. Il a été développé dans le but que chacun puisse venir rapidement en aide aux victimes avant que les secours n’arrivent et ne prennent le relais.

Leur présence au sein de l'espace public est ainsi primordiale. Le bourgmestre de Pecq, Aurélien Brabant (Community) l'a d'ailleurs bien compris puisque la commune vient d'acquérir neuf défibrillateurs qui seront placés dans différents bâtiments publics de l'entité. "Notre bonheur de les voir installés est aussi grand que notre espoir de ne jamais avoir à les utiliser", souligne le bourgmestre.

Afin de réduire au maximum les coûts tout en équipant un maximum de bâtiments, les communes de Pecq et d'Estaimpuis se sont réunies afin de lancer un marché public conjoint.

"À Pecq, pour un montant avoisinant les 20 000 €, couvrant l’acquisition de ces appareils, mais également leur contrôle et leur maintenance pour les huit prochaines années, nous sommes ainsi parvenus à équiper les écoles communales d’Obigies, de Pecq et de Warcoing, l’administration communale, la buvette du Complexe Léon Velghe à Warcoing, l’ancienne administration communale de Warcoing en plein cœur du parc, la salle Roger Lefebvre et la maison du village à Hérinnes ainsi que le Centre Alphonse Rivière."

La commune prévoit également de (re)former son personnel ainsi que les différents occupants des installations équipées dès que les conditions sanitaires le permettront. Par ailleurs, les emplacements exacts de ces appareils seront communiqués et recensés sur Mon Rythme Cardiaque et Staying Alive, deux applications de géolocalisation.

"C’est une belle avancée ô combien espérée puisqu’il y a huit ans déjà, fraîchement élu conseiller, je suggérais au pouvoir en place d’investir et de faire en sorte que nos bâtiments en soient équipés." L'occasion encore pour Aurélien Brabant de remercier Samuël et Frédéric, ancien et nouveau conseillers en prévention, pour le suivi et l’aboutissement de ce dossier mais également la commune d’Estaimpuis, partenaire de ce projet.