Le dossier de l'extension du poulailler industriel du côté de la rue du Moulin-Rouge, au cœur de la cité de la Main, va-t-il connaître un nouveau rebondissement ? De nombreux citoyens l'espèrent.

Pour rappel, ce projet accepté par le collège communal le 14 septembre dernier va permettre à l'exploitant de passer d'une capacité de 72 000 poulets à 132 000 dans les prochains mois.

Suite à cette décision, qui suscite l'inquiétude auprès de nombreux Dottigniens, la conseillère communale Ecolo Rebecca Nuttens avait interpellé la majorité lors du conseil communal du 28 septembre à l'occasion d'une question d'actualité. La conseillère avait alors mis en avant la problématique du bien-être animal mais également d'autres arguments relatifs à la pollution de la nappe phréatique ou encore lié à la consommation de mauvais produits.

Au lendemain de ce conseil communal, Rebecca Nuttens a alors été contactée par des citoyens désirant introduire un recours suite à ce projet. "Dans les jours qui ont suivi, nous avons récolté plus de 400 signatures dont plus de 3/4 sont des Dottigniens. Le tout malgré les circonstances du confinement qui ne nous ont pas permis l'organisation de réunions citoyennes ou de faire du porte-à-porte, nous détaille Rebecca Nuttens, en sa qualité de riveraine. Quand la bourgmestre me dit au conseil que je ne représente pas tous les Dottigniens et qu'il y en a qui sont pour le projet, je n'en connais personnellement pas beaucoup !"

Après avoir longuement discuté de la question, le collectif a décidé de faire appel à des personnes qui maîtrisent le sujet. C'est ainsi que Me Neve, un avocat liégeois spécialisé dans le droit environnemental, a été contacté. "Il a écouté nos arguments et nous avons travaillé ensemble pour trouver les failles de ce dossier. Nous avons ensuite introduit le recours."

Ce dernier devant être introduit par des personnes physiques, et non un collectif, ce sont Dominique Persyn, Toni Verhulst, Dominique Roublière et Rebecca Nuttens qui l'ont déposé. La liste comprenant les 400 signatures contre le projet a également été jointe.

"Nous avons également interpellé Céline Tellier, la ministre wallonne de l'Environnement et du Bien-être animal, et, de ce qu'elle nous a présentés, elle n'est pas trop non plus pour ce genre de projet."

Le collectif est maintenant dans l'attente de la décision du SPW qui devrait tomber aux alentours du 1er décembre, si aucun rapport n'intervient. Les riverains gardent cependant espoir. "Il y en a en tout cas plus que si nous n'avions rien fait. Nous espérons une décision favorable mais nous ne savons pas encore ce que nous ferons si elle est négative. Faire appel coûte aussi de l'argent."