Le CODECO de ce 22 décembre a laissé une grande partie de la population dans l'étonnement. Et pour cause, depuis ce dimanche 26 décembre, les cinémas ou encore les théâtres ont fermé leurs portes. "Les récentes communications du Codeco, et l’impact des nouvelles mesures sur la culture, sont incompréhensibles. On entend que le monde scientifique n’aurait pas recommandé la fermeture des théâtres, cinémas, salles de concerts. On sait par ailleurs que le monde culturel, lui, a plus que jamais un rôle essentiel à jouer dans notre société. Sa fermeture tombe mal, fait mal", indique Fatima Ahallouch.

La Députée avait récemment interrogé la Ministre Linard sur les événements-tests, organisés dans tout le pays entre mai et septembre de cette année et leurs conclusions. La réponse de la ministre est la suivante. "Le rapport [relatif aux événements-tests] mentionne que nous pouvons raisonnablement affirmer que ces activités ne se sont pas révélées être des foyers de contamination . Cette conclusion fait écho aux résultats des événements pilotes menés par la Fédération Wallonie-Bruxelles qui attestaient d’un risque de contamination inférieur à 1% dans les lieux culturels respectant un protocole strict. Rappelons-nous aussi que le GEMS déclarait déjà le 27 août que les cinémas, les théâtres et les musées ont rouvert il y a déjà un certain temps sans ‘cluster’ (sans foyer de contagion) important à déclarer" Et la ministre Linard d’insister "pour plus de cohérences dans les décisions du CODECO pour le secteur culturel".

"Où est la cohérence aujourd’hui ? Nous savons que les lieux culturels respectent un protocole strict depuis le début, et ne représentent donc pas un important foyer de contamination. Ils sont pourtant aujourd’hui pour la énième fois victimes des mesures gouvernementales. En tant que députée, mais aussi conseillère communale et présidente de Présence et action culturelles Mouscron, j’ai toujours défendu le secteur de la culture et l’ensemble de ses acteurs. A l’heure où l’extrême-droite et les courants les plus obscurs continuent de polluer les esprits et notre société, nous avons besoin des espaces de débat, de créativité et de réflexion que représentent les lieux culturels. Je continuerai, partout où c’est possible, à défendre cette position" a conclu Fatima Ahallouch.