Jordan (prénom d'emprunt), un détenu âgé de 43 ans et sans domicile, se trouvait devant le tribunal correctionnel de Tournai après avoir formé opposition à un jugement qui le condamnait à une peine de quatre ans de prison. On reproche au prévenu d'avoir brûlé des chaises empilées sur la devanture d'un café situé à Herseaux. A la suite de cet acte, qui s'est déroulé en juillet 2020, le feu s'est rapidement propagé dans l'immeuble.

"Je ne voulais pas mettre le feu à ces chaises, j'ai brûlé les photos que j'avais mises dessus. Vu mon état d'ébriété je ne pensais pas que cela allait prendre feu", déclare le prévenu.

Lorsque le juge a demandé au prévenu pourquoi il n'avait pas brûlé les photos ailleurs que sur les chaises par exemple, sur le sol, la réponse semblait évidente pour Jordan.

"Si je n'ai pas mis le feu aux photos sur le sol, c'était parce que j'étais sur mon vélo. Après avoir brûlé les photos, je suis rentré chez moi. Je me suis retourné une fois et j'ai vu que les photos prenaient feu. Cependant, je n'ai pas pris conscience de l'acte à ce moment-là"
.

Pour l'avocate du prévenu, il est clair que son client reconnaît les faits. Cette dernière a donc sollicité à titre principal un sursis et à titre subsidiaire une peine de travail.

"Jordan est conscient des conséquences que cela a pu avoir. Il dit avoir eu un moment d'égarement, il était perdu et mon client ne se rendait pas compte de ce qu'il faisait. Au moment des faits, il vivait une situation difficile. En effet, il venait de mettre fin à sa relation avec sa compagne qui durait déjà depuis quelque temps. A l'heure actuelle, il ne voit plus sa fille âgée de seulement 9 ans et qui est placée en famille d'accueil. Désormais, il fait le nécessaire pour reprendre sa vie en main".

Le prévenu possède des antécédents judiciaires. Le représentant du ministère public confirme la peine des 4 ans d'emprisonnement. 

"Je regrette les faits et les conséquences"
, conclut Jordan devant la barre du tribunal. 

Le jugement sera prononcé le 27 mai.