Ses adversaires brandissaient pour menace qu’il mettrait en péril le patrimoine des églises.

Quand on interroge Daniel Senesael sur son bilan de quart de siècle, la réponse fuse en trois temps.

"Ma plus grande fierté est d’avoir ramené la navigation sur le canal de l’Espierres. Après dix-sept années d’âpres négociations, avec la France et la Flandre, j’ai pu éviter que ce patrimoine naturel devienne un égout à ciel ouvert. Et en mettant en chantier, avec les voies navigables, la réfection des ouvrages d’art et le traitement des eaux, j’ai sauvé ce lieu emblématique où mon Satcheu de grand-père s’est échiné à tracter, sur les chemins de halage, la navigation de l’époque" , annonce triomphalement le bourgmestre.

La rumeur avait tort

"Alors que le vent tournait, en 1996, mes adversaires politiques n’ont pas hésité à brandir la menace. Si un socialiste arrive au pouvoir à Estaimpuis, ce séisme sonnera le glas au clocher des églises", évoque, sans amertume, celui qui a été enfant de chœur durant sept ans.

"Alors vous comprendrez ma légitime jouissance en contemplant les six églises de nos villages qui ont toutes été restaurées. Des endroits de culte où, aujourd’hui, le sacré côtoie le profane, autour d’un bon verre. Avec une volonté permanente d’ouverture d’esprit dans le respect du patrimoine."

Et ce n’est pas un vœu pieux, le bourgmestre s’engage à terminer le chantier dans les années à venir sur la place d’Estaimpuis.

Avec toujours la préoccupation d’autrui

Quand il énumère les projets à caractère social qui se sont concrétisés en vingt-cinq ans dans l’entité, Daniel Senesael n’a pas à rougir de son mayorat d’une exceptionnelle longévité.

"Que ce soit avec la crèche, les complexes sportifs ou l’accessibilité, sans contrepartie, au parc d’Estaimbourg, j’ai toujours veillé à ce que chaque intention mette l’épanouissement de l’être humain au cœur des préoccupations", résume, sans forfanterie, celui qui garde à l’esprit les mois d’été où ses parents n’avaient pas les moyens de partir en vacances.

"Aujourd’hui, le domaine du château de Bourgogne, avec ses aires de jeux et ses plans d’eau, est un exceptionnel lieu de villégiature pour nombre de familles. Et le canal de l’Espierres, un havre de paix baigné par la nature, où l’on pratique aussi bien la pêche que la course à pied ou la flânerie au bord de l’eau."