Mouscron - Comines

Depuis plus de trente ans, la fête des Hurlus est célébrée chaque premier week-end d’octobre.

> Cette initiative a été sélectionnée dans le cadre de notre dossier "J'aime ma commune"

La fête, on sait la faire à Mouscron ! Si les festivités ne manquent effectivement pas au sein de la cité des Hurlus, il y en a une particulière à ne louper et elle s’est déroulée le week-end dernier. En effet, comme chaque premier week-end d’octobre, et cela depuis trois décennies, les Hurlus sont fêtés.

Qui sont ces derniers qui font tant la fierté de la ville et de tout un peuple ? “Leur origine remonte au 16e siècle quand les protestants tentèrent de propager leur religion dans les Flandres”, détaille Guillaume Marquette, en charge du développement commercial de la ville.

“À Mouscron, traqués par les troupes catholiques, les adeptes de cette nouvelle religion se réfugient au Mont-à-Leux, qui s’appela longtemps le Morit-des-Hurlus, du nom de Hurlus, pour hurleurs, qu’on leur donne.” La cité des Hurlus vit donc au rythme intense de la fête durant trois jours.

Tout débute donc le vendredi avec le cortège des allumoirs. Ainsi, partant de leur quartier, des centaines d’enfants, un allumoir à la main, rejoignent la Grand’Place en fanfare et musique ! “Vive les allumoirs ma mère, vive les allumoirs, on les allume, quand il fait noir !” Arrivés au centre-ville, ils reçoivent un paquet de friandises tandis que les bambins déguisés en Hurlus peuvent ensuite rejoindre l’Hôtel de ville pour une photo souvenir.

Le cortège historique se tient le lendemain, samedi, dès 16h. “Ce cortège illustre la présence espagnole en nos régions. Il est centré sur deux éléments légendaires majeurs rejoués par des figurants, un moment à vivre en famille !”

Ces moments historiques à revivre sont l’enlèvement du Curé Adins qui était poursuivi par les Hurlus alors qu’il sortait du château, montrant ainsi sa soumission au pouvoir, il a dû se réfugier dans le clocher de son église dont il sera délogé par les Hurlus et la présence espagnole, le combat entre Don Ferrante de la Plancha y otros barrios et le chef des Hurlus à travers cinq épreuves d’adresse et de spectacle.

“Si le Hurlu l’emporte, le cortège jettera à la population des clopinettes, petites poupées Hurlues boiteuses censées protéger celui qui les détient contre la grosse tête.”

Enfin, du dimanche, place au cortège des géants. Plus de vingt géants de Belgique et de France défilent dans le centre-ville avant de rejoindre la rénovation urbaine pour un rondeau final ! Les festivités prennent fin au pied du balcon de l’Hôtel de Ville avec le jet des Hurlus. “Une occasion unique de repartir avec la poupée hurlue !”

 

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