Lors du dernier conseil communal de Mouscron, le conseiller Pascal Loosvelt (Parti Populaire) a abordé la question du sentiment d'insécurité à Mouscron suite à différentes interpellations de citoyens.

"Mouscron n'est plus une ville où il fait bon se promener surtout quand on est une femme. Des agressions physiques, des menaces avec arme blanche, des poursuites en voiture. Mais un bon nombre de citoyens subissent aussi le harcèlement dans l'espace public avec des commentaires, des insultes, des interpellations et même des attouchements physiques. Et bien évidemment, toutes ces atteintes ont lieu sans le consentement de la personne", indique Pascal Loosvelt.
 
Suite à cette situation, le conseiller communal du  Parti Populaire a souhaité savoir si la Ville de Mouscron souhaitait oui ou non, combattre ce phénomène qui prend de l'ampleur dans certains quartiers. Toujours, selon Pascal Loosvelt il y a urgence, il faut donc que des solutions soient mises en place afin que les Mouscronnois retrouvent ce sentiment de sécurité. C'est donc avec des chiffres que la bourgmestre Brigitte Haubert a répondu à la question.
   
"Il ne faut pas faire l'amalgame entre plusieurs réalités. Tout d'abord, si on s'intéresse à l'insécurité objective, il faut pouvoir s'appuyer sur des chiffres parlants. Les statistiques policières permettent d'isoler les faits d'intimidation ou de harcèlement. Dès lors, 144 faits de ce type ont été enregistrés au cours de l'année 2020, soit une diminution de 12 % par rapport à l'année 2019. Sur le début de l'année 2021, 41 faits de ce type ont été constatés. De tels chiffres impactent le sentiment d'insécurité des citoyens. A ce sujet, je vous informe que le moniteur de sécurité mené par la police fédérale est en cours d'actualisation et près de 1 400 citoyens Mouscronnois seront prochainement sondés afin de cerner davantage l'insécurité subjective. Ce qui signifie, l'insécurité ressentie par les citoyens".
 
Ces consultations devraient commencer dès le mois de septembre. Il ressort de la dernière enquête menée en 2019 que 15 % de la population Mouscronnoise se sentait parfois en insécurité, 7 % souvent et 1 % en permanence. Il a été également constaté que ce sentiment d'insécurité variait entre l'âge et le sexe.
 
"L'amélioration du sentiment de sécurité des citoyens reste de manière générale une priorité absolue. Cette démarche passe notamment par l'amélioration de la visibilité et la présence policière sur le terrain. Les services de police mèneront d'ailleurs des actions sur le harcèlement de rue à l'égard des femmes", conclut la bourgmestre Brigitte Aubert.