Mouscron - Comines La cotisation de responsabilisation fait très mal aux finances des CPAS.

On rentre dans une période financière où les communes et les CPAS du pays vont présenter leur budget initial pour l’année 2020 à venir. Du côté des Centres publics d’action sociale, il sera beaucoup question de la cotisation de responsabilisation.

"Sous un vocable administratif distingué se cache un véritable péril pour les administrations locales et le CPAS de Mouscron n’est pas le seul à subir le poids de ce mécanisme malmenant les finances locales, souligne Benoît Segard, président du CPAS de la cité des Hurlus. Cette année la situation est plus ou moins sous contrôle mais pour combien de temps encore ?"

La réponse est connue : jusqu’en 2022. Après, si aucune solution n’est apportée vis-à-vis de cette cotisation, le budget du CPAS sera dans le rouge. "On court droit à la catastrophe." L’aide et le soutien de la Ville via la dotation communale n’enlèvent rien à l’énervement du président.

"Nous sommes en train de payer cher, et très cher même, les décisions prises par le passé à des niveaux qui nous dépassent. Je lance donc un cri d’alerte aussi bien au fédéral qu’auprès de la Région wallonne. Il faut trouver une solution alternative pour financer la pension de nos anciens agents. On ne peut plus continuer à voir le verre à moitié plein alors qu’il est en train de se vider à la vitesse de l’éclair."

En 2022, le CPAS de Mouscron n’aura en effet plus de fonds de réserve ordinaires. La cotisation de responsabilisation s’élèvera alors à 3,7 millions d’euros, pour 2,5 aujourd’hui alors qu’elle se chiffrera à 4,8 millions en 2024.

En ce qui concerne le budget 2020, il est équilibré. Le nombre de personnes sous revenu d’intégration sociale est encore en augmentation.

"On en compte 1 050 à Mouscron. Nous avons, en 2019, dépassé la barre des 1 000 revenus octroyés chaque mois. Le nombre de citoyens ayant recours à nos services augmente chaque année, confirmant ainsi la nécessité d’une institution de solidarité comme la nôtre. La lutte contre la pauvreté est loin d’être achevée", ne peut que constater Benoît Segard…