Les verts décernent cependant plus de "tops" que de "flops" à la majorité.

À Estaimpuis, les écologistes sont arrivés en deuxième position, à l’issue des dernières élections communales. Et occupent trois sièges de conseillers. "Si nous avons progressé de plus de 5 % en une législature, et que les socialistes ont connu un léger tassement des voix, le parti du bourgmestre garde, malgré tout, la majorité absolue à hauteur de 60 % des suffrages", rappelle le président de la locale Ecolo d’Estaimpuis Thierry Graulich.

Mais les verts n’en prennent pas ombrage, même s’ils estiment que leur action au sein de la commune n’est pas toujours perceptible aux yeux du grand public.

"Et pour cause, car si des signes d’ouverture laissent pointer une lueur d’espoir, les interventions de notre groupe d’opposition ne sont pas forcément portées à la connaissance des habitants. Si des échanges peuvent désormais s’établir avec les jeunes échevins comme Quentin Huart ou Adeline Vandenberghe, nous déplorons que les débats en commissions n’arrivent jamais jusqu’aux portes du conseil communal", poursuit notre premier interlocuteur.

En résumé, les conseillers écolos estiment qu’ils sont souvent écoutés, parfois entendus, mais rarement associés aux décisions actées lors des conseils communaux.

"Plusieurs de nos propositions ont été perçues favorablement lorsque l’on a débattu de la politique du ‘zéro déchet’. Comme le ramassage des papiers par les enfants des écoles, la création d’un ‘Repair Café’ ou l’organisation de formations au compostage. Mais, nous ne sommes pas certains, pour autant, que les Estaimpuisiens aient conscience de notre intervention à ce niveau", argumente la conseillère Pauline Trooster.

De la parole aux actes

"Dans le dossier du Chemin des Morts et de la spoliation des sentiers par certains fermiers, nous espérons que la commune ira jusqu’au bout et aura gain de cause. Comme dans celui des eaux brunes où, pour l’heure, on se contente de laisser couler l’eau potable dans le caniveau", s’insurge Xavier Adam qui n’apprécie pas l’attentisme.

"Nous avons, depuis trop longtemps, un bourgmestre qui se croit au-dessus des lois et nous fait passer pour des grincheux", conclut le président Graulich.

En annonçant que les Ecolos ne seront pas de la fête, dimanche prochain.