Devant la cour d'assises de Flandre occidentale, on a appris mercredi que les échantillons de la voiture de l'accusé, Daniel Deriemacker, n'auraient jamais été analysés.

 Le président a décidé ce jeudi que des analyses allaient être effectuées sur la Ford Fiesta. "Dans la voiture où j'ai mené mes investigations, des échantillons avaient déjà été relevés par la police, mais je ne le savais pas", a déclaré Luc Bourguignon de l'INCC lors de son deuxième passage devant la cour pour justifier le fait d'avoir déclaré la voiture propre et ne nécessitant pas d'autre enquête. Il aurait cependant fallu comparer la terre éventuelle retrouvée dans le véhicule avec la végétation à proximité des lieux du crime. "Je n'étais pas au courant de l'existence de ces échantillons, le juge d'instruction ne me les a pas transmis."

Un membre du jury a demandé si une telle analyse pouvait encore être effectuée. Le président a suivi sa demande. L'expert devra à nouveau se présenter lundi prochain, à 17h, pour présenter les résultats de celle-ci.

Plus tôt dans la journée, la maîtresse de l'accusé a également été entendue. "Au début j'avais beaucoup d'espoirs, mais ils se sont envolés avec le temps. C'est devenu une belle amitié, avec des avantages", a-t-elle raconté. "Ce n'était clairement pas très grave pour lui de tromper sa femme. Ou bien s'il avait un problème avec ça, ça ne l'empêchait pas de le faire."

Le jour des faits, l'accusé et sa maîtresse s'étaient rendus ensemble chez le vétérinaire. Il avait payé les frais de soins du chien de celle-ci. "Nous sommes ensuite rentrés chez moi, où nous avons fait l'amour. Je ne peux pas dire combien de temps il est resté, peut-être une demi-heure." Il serait donc parti vers 19h, et selon le ministère public, se serait alors rendu à Comines pour crever le pneu de sa compagne.

Les deux amants sont restés en contact par SMS au cours de la soirée. Mais vers l'heure de l'attaque de la victime, leur conversation s'est interrompue pendant une heure. "J'ai trouvé cela bizarre, comme ça en plein milieu d'une conversation", a déclaré la témoin. Selon elle, l'accusé avait toujours des oreillettes avec lui pour pouvoir répondre à tout appel.

"Il a deux facettes. D'un côté, il est très serviable, mais de l'autre c'est quelqu'un de dominant", a-t-elle expliqué. Elle a indiqué également ne pas savoir que penser des faits. "J'ai beaucoup entendu, mais j'ai toujours des doutes."

Dans l'après-midi, c'est le témoin-clé qui est passé sur le grill. C'est effectivement suite aux déclarations de Frédéric R. que le lien a pu être établi entre le véhicule de l'accusé et les faits.