Récemment, Jeremy devait comparaître devant la barre du tribunal correctionnel de Tournai pour de nombreux faits de violence à l'égard de sa compagne. En octobre 2019, vers 23h, le prévenu s'est rendu au domicile de sa conjointe pour une histoire de clé. Toutefois, une violente dispute s'est déclenchée entre le couple. Lors de son audition, la victime a expliqué avoir été tirée par les cheveux mais aussi que Jeremy l'avait poussée de la voiture en lui donnant des coups et avait roulé à deux reprises sur elle à l'aide de son véhicule.

Devant le tribunal, le prévenu a énoncé une autre version des faits tout comme sa compagne qui s'est aujourd'hui remise avec son agresseur.

"Je conteste avoir porté des coups ce jour-là. J'étais dans mon véhicule, la fenêtre était ouverte et Sabine s'est accrochée à mon pull. J'ai par la suite, démarré et elle s'est agrippée à la voiture. J'ai pris peur car elle me menaçait avec un morceau de verre, j'ai voulu fuir. Très vite, j'ai entendu un bruit, j'ai aperçu qu'elle était tombée mais elle s'est immédiatement relevée. Je ne me rappelle pas avoir roulé sur elle", déclare Jeremy.

Cependant, l'audition de sa compagne aux moments des faits et les lésions au niveau du thorax de la victime prouvent le contraire. 

Les violences ne s'arrêtent pas là. En juin 2020, une nouvelle dispute a éclaté. Sabine, n'ayant pas de nouvelle de Jeremy s'est rendue chez lui afin de voir si tout allait bien. Rapidement, ce dernier est devenu violent et s'en est pris à sa compagne. A nouveau lors de sa déclaration à la police, Sabine a avoué que son conjoint l'avait jetée au sol, lui avait donné des gifles et plusieurs coups de poing dans le ventre. A la suite de ces faits de violence, la victime a perdu connaissance à deux reprises. 

"Je reconnais avoir posé ma main sur sa bouche car elle faisait une crise d'hystérie. Mon patron est mon voisin, je ne voulais pas qu'il soit témoin de cet événement. Je conteste avoir porté des coups, je voulais simplement lui apporter mon aide. Avant, les disputes étaient régulières, aujourd'hui, cela se passe bien entre nous."

Le prévenu est connu de la justice pour des faits de mœurs et de roulage liés à l'alcool. Le représentant du ministère public requiert une peine de 10 mois d'emprisonnement.

Le jugement sera prononcé le 28 juin.