Lors d'une récente audience, Xavier (prénom d'emprunt) , actuellement détenu, se trouvait devant la barre du tribunal correctionnel de Tournai pour s'expliquer des faits qu'il a commis en décembre dernier. Durant un contrôle de la police se déroulant sur Mouscron, les agents ont arrêté un véhicule français. Ils ont alors retrouvé sur le prévenu 1 380 euros d'argent liquide, deux GSM ainsi que 1,5 gramme de cannabis. Par ailleurs, de l'héroïne et de la cocaïne se cachaient également dans le véhicule. 

"Les deux GSM saisis, m'appartenaient. L'un me servait à rechercher des offres d'emploi et un logement et le second, je l'employais dans le cadre du suivi qui m'avait été imposé par la justice. Je l'ai acheté lorsque je suis sorti de prison, à Roubaix dans un magasin", déclare le prévenu. 

La juge Laus n'a pas hésité à interpeller et à questionner Xavier concernant un message effacé sur l'un des téléphones. 

"Le message effacé qui disait 100 C, était simplement à destination de Marcus, je devais lui transférer de l'argent". 


En ce qui concerne la somme importante retrouvée sur lui, Xavier admet avoir reçu différents prêts venant de sa famille et des gains provenant de paris sportifs. Le prévenu possède plusieurs antécédents judiciaires pour détention de produits stupéfiants. Le représentant du ministère public requiert donc 7 mois d'emprisonnement. 

Pour l'avocat du prévenu, il est évident que l'origine des 1 380 euros est toute trouvée et que le justificatif de son client n'est pas à remettre en doute. Cette somme provenait en effet, de prêts et Xavier gagnait souvent aux paris sportifs.    

"Au niveau des stupéfiants, on va en effet retrouver du cannabis dans la poche de sa veste. Mais rien ne prouve que mon client est dans la vente de tels produits. Cela peut être destiné à sa consommation personnelle. De plus, je ne comprends pas pourquoi les trois autres personnes présentes dans le véhicule ce jour-là, ne sont pas devant la barre. A titre principal, je sollicite une suspension simple du prononcé et à titre subsidiaire, un sursis". 


Le jugement sera prononcé le 6 mai.