Il est triste de constater que les cas de maltraitance sont toujours bien présents au sein de la société. Face à ces situations, il est difficile d'envisager qu'un être humain puisse faire du mal gratuitement à un animal sans défense. 
 
La semaine dernière, la SPA de Mouscron est intervenue pour prendre en charge la chienne Gaïa, une croisée Beauceron, âgée de trois ans. Les propriétaires de la chienne semblent déjà connus pour des cas similaires. Ces derniers avaient récupéré Gaïa après avoir aperçu une annonce sur les réseaux sociaux. Seulement, ces personnes n'avaient apparemment pas pris conscience que prendre un animal, demandait de nombreuses responsabilités. 
 
Les propriétaires négligents avaient une semaine pour se mettre en ordre au niveau de l'identification de leur animal. Ne voyant pas la situation évoluer, la SPA s'est interposée. Sur les lieux, l'équipe a découvert une chienne dans un état lamentable. 
  
"Gaïa était complètement négligée. Elle a la peau sur les os, rongée par les parasites et ses mamelles sont déformées. A l'heure actuelle, nous lui donnons une bonne alimentation et elle est sous antibiotiques. Gaïa a eu de nombreux soins et on verra comment cela se passe dans les jours à venir", déclare Laura Willen, responsable de la SPA.
 
Bien évidemment, de nombreuses personnes ont été touchées par l'histoire de Gaïa, cette gentille chienne qui ne demande que le bonheur. Toutefois, l'équipe de la SPA constate que les cas de maltraitance se multiplient et certaines personnes n'ont pas conscience de la charge de travail lorsqu'on accueille un animal à la maison. Aujourd'hui, l'établissement, chargé de soigner les animaux abandonnés affiche complet. 
 
"L'été passé, nous avons également eu une vague où la SPA de Mouscron était à saturation. Ici, cela fait quinze jours que nous n'accueillons plus d'animaux car nous sommes complets. Je demande donc aux personnes de revenir la semaine prochaine car de nombreuses adoptions sont prévues. Nous constatons de multiples abandons liés à des séparations mais également suite à la reprise du travail. Durant le confinement, beaucoup ont pris un animal. La vie commence un peu à reprendre donc moins de  citoyens effectuent du télétravail et se rendent compte qu'ils ne savent plus gérer l'animal", conclut Laura Willen. 
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