Mouscron - Comines La Ville veut mettre fin aux problèmes liés aux incivilités et aux attroupements que l’on retrouve autour du centre culturel.

Le Centre Marius Staquet est le lieu incontournable pour tous les amoureux de spectacles, de petits concerts et de la culture en général au sein de la cité des Hurlus. Malheureusement, d’autres personnes ayant parfois du mal avec la notion de respect s’y invitent également. Il n’est ainsi pas rare d’y retrouver des problèmes d’incivilités ou encore des attroupements aux abords du centre culturel.

Face à cette situation, la Ville a décidé de prendre le taureau par les cornes. Un marché public va être lancé afin d’effectuer des travaux de pose d’une clôture aux abords du Staquet. Le tout pour un montant de 70 000 € TVA comprise.

Une somme qui fait tiquer, surtout du côté Ecolo. "Même si nous comprenons très bien que les riverains du Marius Staquet aimeraient qu’une solution soit trouvée, nous nous posons la question de la pertinence de dépenser environ 70 000 € pour la pose de clôture afin d’éviter les squatteurs, explique le conseiller communal Sylvain Terrin. Ne va-t-on pas, de cette façon, juste déplacer le problème ? Nous pensons qu’il serait peut-être plus adéquat de dépenser cette somme pour faire de la prévention."

Le problème, c’est que la Ville a déjà fait beaucoup de prévention comme le signale la bourgmestre Brigitte Aubert (CDH). "Notamment les gardiens de la paix, assure-t-elle. On retrouve à cet endroit des escaliers et des endroits trop sombres, non sécurisés. Tout cela ne permet pas de garder cet endroit propre, sans incivilité, sans nuisance. On a déjà fait beaucoup de prévention, on a déjà usé beaucoup d’autres solutions. Ce que nous voulons désormais faire, c’est sécuriser cette entrée."

L’échevin de la Culture, Laurent Harduin (CDH), va évidemment dans le même sens. "C’est vrai que cela semble coûteux, mais cela ne sera pas qu’une simple clôture qui sera installée. On va proposer un travail d’art en ferronnerie à l’entreprise qui va remporter le marché." D’autres solutions sont encore étudiées en parallèle comme, notamment, une plus grande animation du côté de l’Esplanade des Arts que l’on retrouve à l’arrière du Centre Marius Staquet.

"On a déjà commencé dernièrement avec le Brok’n Art, on peut imaginer prochainement un deuxième placemaking comme on le fait à la Rénovation Urbaine avec les après-midi urbains. On va essayer d’animer cette esplanade de manière cadrée afin d’éviter le squat sauvage qui s’y passe. C’est un travail de longue haleine."