Ce jeudi 3 décembre fait office de Journée Internationale des Personnes Handicapées. À cet égard, le service Handicontact de la Ville de Mouscron a souhaité mettre à l'honneur les personnes en situation de handicap.

Aucun événement en présentiel ne pouvant être organisé suite au contexte lié à la crise sanitaire, il a alors été décidé d'habiller symboliquement des statues mouscronnoises d'une écharpe mauve, couleur représentative de la journée.

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"Nous célébrons cette journée à Mouscron afin de sensibiliser tous les citoyens aux personnes en situation de handicap", souligne la bourgmestre Brigitte Aubert. Une journée qui permet notamment de rappeler, comme l'a encore détaillé le service public indépendant de lutte contre la discrimination et de promotion de l'égalité des chances Unia, que 60% de personnes handicapées ne vivent toujours pas dans des conditions décentes.

À Mouscron, la problématique est prise au sérieux. Voilà d'ailleurs déjà douze ans que le service Handicontact a été mis sur pied. "La principale mission du service est d’informer et d’orienter toutes les personnes en situation de handicap et leur entourage vers les services aptes à répondre à leurs besoins", explique la responsable Frédérique Debacker.

"La dernière action qui a été mise en place cette semaine concerne la distribution de masques transparents. Cela a eu beaucoup de succès, nous avons pu en distribuer quarante." Ces masques ont été remis aux personnes sourdes ou malentendantes afin qu'elles puissent les transmettre à la personne qu'elle côtoie afin de pouvoir lire sur ses lèvres. "C'est une entreprise de travail adapté qui a confectionné ces masques. J'ai envoyé les coordonnées de l'entreprise en question aux professionnels de la santé pour qu'ils puissent éventuellement s'en fournir."

Tout est également pensé pour que les personnes à mobilité réduite (PMR) trouvent leur place au sein des lieux publics. "Nous accordons en effet beaucoup d'importance à leur accès, insiste la bourgmestre. Cela n'est cependant pas toujours évident de trouver la bonne solution. Concernant les travaux de la gare, il était notamment prévu l'installation d'une rampe pour les PMR mais elle aurait été beaucoup trop raide. Nous avons finalement opté pour l'installation d'ascenseurs qui seront beaucoup plus pratiques. La même chose est prévue à l'arrière de l'hôtel de Ville."

Évidemment, il reste encore du travail pour l'accessibilité. "Je pense par exemple au Marius Staquet où nous devrons notamment enlever quelques sièges pour permettre aux personnes en chaise roulante d'accéder plus facilement aux spectacles. Nous réfléchissons constamment à cela. Nous venons encore par exemple d'aménager des places de parking réservées aux personnes handicapées à l'entrée du centre administratif pour qu'elles aient le moins de chemin à faire."

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La Ville dispose également d'un pôle égalité des chances qui travaille en bonne collaboration avec le service Handicontact. "La notion du handicap fait partie des critères protégés, souligne la coordinatrice Audrey Steinier. Il y a donc beaucoup de synergies entre les deux services qui sont complémentaires." Le critère du handicap survient malheureusement dans les discriminations à l'embauche. À Mouscron, le problème ne doit pas se poser. "Chaque année, la ville engage des étudiants. Nous faisons alors en sorte que des étudiants en situation de handicap soient également de la partie."

Plus globalement, ce sont tous les services de la Ville qui sont sensibilisés au handicap. Le sport n'y échappe évidemment pas. "Au niveau des clubs sportifs, on travaille à l'intégration de personnes porteuses de handicap, physique ou mental", assure l'échevine des Sports Kathy Valcke. On a pas mal mis l'accent là-dessus lors de l'organisation du Special Olympics." De son côté, l'échevin des Affaires Sociales, Didier Mispelaere, dévoile que les conférences santé vont être traduites en langage des signes. "Cela ne concerne que quelques personnes, il n'y a pas énormément de demandes pour cela, mais elles ne doivent pas être mises de côté."

Le personnel communal est enfin également formé pour accueillir le plus respectueusement les personnes en situation de handicap. "Il faut être très sensible à cela, ce n'est pas toujours écrit sur le visage de quelqu'un s'il est porteur d'un handicap mental par exemple", rappelle la bourgmestre qui souhaitait dédier cette journée à Fabienne Storme, qui nous a quittés à l'âge de 58 ans le mois dernier. "C'était quelqu'un d'extrêmement courageuse, polie, ... Un véritable exemple."