Représentée par son avocate, Catherine n'était récemment pas présente au sein du tribunal correctionnel car elle avait peur de se perdre entre la gare de Tournai et Mouscron. Pourtant, la prévenue est accusée de faits graves. Dans la nuit du 13 au 14 novembre 2018, elle aurait mis le feu au domicile de sa maman habitant le même quartier. 
 
Vers 2h20 du matin, une voisine qui s'était levée par surprise a aperçu Catherine et son compagnon, avec une capuche sur la tête devant la porte en bois du domicile de Jeanine. Pour le représentant du ministère public, cet incendie volontaire est un acte de vengeance à l'égard de la maman de la prévenue. Ces dernières ne s'entendaient malheureusement plus mais le pire a tout de même été évité ce soir-là. 
 
En l'absence d'antécédent judiciaire, le représentant du ministère public requiert une peine de trois ans d'emprisonnement. 
 
"Ma cliente conteste les faits. Nous avons un seul témoin, une voisine qui a regardé par la fenêtre à ce moment-là et a reconnu Catherine. C'est fortement étonnant alors que deux maisons les séparent de l'habitation. J'estime donc que les faits ne sont pas établis. Je sollicite l'acquittement à titre principal et à titre subsidiaire une suspension simple du prononcé", déclare l'avocate de la prévenue. 
 
Le jugement sera prononcé le 23 septembre prochain.