Mouscron - Comines Chef de file Ecolo au conseil communal mouscronnois, Simon Varrasse se retrouve 2e effectif aux régionales.

Fort de son excellent résultat lors des élections communales, Simon Varrasse est cette fois engagé pour le scrutin régional. Après avoir occupé la liste des suppléants, le chef de file Ecolo au conseil communal de Mouscron est cette fois situé en deuxième position de la liste effective de la circonscription Tournai-Ath-Mouscron.

Après les communales, la vague verte va également frapper les élections régionales et fédérales ?

"C’est sûr que nous avons eu, lors des communales, des résultats encourageants et qui montrent qu’on a un soutien de la part de la population. Je ne veux cependant pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, il faudra attendre le soir des élections pour voir si Ecolo dispose du soutien populaire nécessaire, s’il pourra entrer dans une majorité et s’il est bien le grand gagnant."

Quelles sont les priorités d’Ecolo ?

"Nous en avons défini trois malgré nos 237 mesures à retrouver dans notre programme. D’abord la mobilité. Pour Mouscron, c’est investir dans la SNCB pour que la commune n’en soit plus le parent pauvre, une couverture par bus plus grande en zone rurale et sa gratuité pour les moins de 26 ans. Ensuite, l’alimentation : en promouvant tout ce qui est circuit court, le bio... Enfin, relever le défi climatique avec, comme mesure phare, un plan pour l’isolation des bâtiments."

C’est important pour vous d’avoir des élus Wapi qui montent au Parlement ?

"Il est vrai qu’il est tout de même important d’avoir une série de représentants de Wallonie picarde pour connaître et représenter les réalités du terrain. Cependant, il ne faut pas faire du sous-localisme. On n’y va pas pour défendre sa ville mais pour l’intérêt général de toute la Wallonie. On peut avoir des sensibilités différentes mais il faut trouver le bon équilibre."

Durant cette campagne, Ecolo est souvent pris pour cible. Comment le vit-on en tant que candidat ?

"Relativement sereinement. C’est vrai qu‘il y a un côté irritant car on se dit que certains passent plus de temps à attaquer les autres qu’à présenter leur programme ou défendre leur bilan. Je pense surtout que ces personnes ont peur. Vu les résultats des communales et les sondages, certains se disent qu’ils doivent dézinguer les autres et particulièrement Ecolo, qui est devenu la cible, en racontant n’importe quoi. Les fake news se multiplient. Le MR raconte qu’avec Ecolo cela sera des taxes, des taxes et encore des taxes. C’est complètement faux."

Quel bilan tirer du précédent gouvernement wallon ?

"Durant la législature précédente, 2009-2014, avec Ecolo, le PS et le CDH, toute une série de nouvelles lignes directrices avaient été tracées, notamment en termes de mobilité avec un projet pilote de villes cyclables. On a par contre senti, dès qu’on était plus dans le gouvernement, qu’ils ont détricoté tout ce qu’on avait fait pour revenir à une politique où on gère au jour le jour, sans vision à long terme. Tout n’est pas mauvais mais bon…"

Si le candidat estime être constamment en campagne, il va désormais encore plus au contact des citoyens.

Rien ne prédestinait véritablement Simon Varrasse à une carrière politique. En effet, il avait entrepris des études de journalisme à l’Ihecs pour enchaîner avec un master en sciences politiques.

"Je voulais être journaliste sportif mais je me suis rendu compte que je commençais à m’intéresser à la politique, confirme Simon Varrasse. Pourtant, à mes 18 ans, ce n’était pas du tout le cas. On parlait d’ailleurs très peu politique à la maison. Je me suis donc forgé ma propre opinion."

C’est donc auprès d’Ecolo que Simon Varrasse s’est senti le plus en adéquation. "À la fin de mes études, je suis devenu professeur pendant un an et demi et j’ai eu l’occasion de devenir attaché parlementaire de Ronny Balcaen puis conseiller au cabinet de Jean-Marc Nollet. Dix ans plus tard, je suis toujours dans la sphère Ecolo parce que je crois dans le projet. Je sais qu’à Mouscron, certains militent au CDH car c’est le plus gros parti et c’est là où il y a le plus de chances de décrocher un mandat. Ce n’est pas mon cas."

À 35 ans, Simon Varrasse est en quelque sorte toujours en campagne tant il est investi sur le terrain au sein de la cité des Hurlus. Ces élections marquent cependant une grande première pour le candidat : le porte à porte.

"Au début, cela m’a fait un peu peur de me dire que j’allais déranger les gens chez eux. Finalement, on est bien reçu par dix-neuf personnes sur vingt ! Je suis d’ailleurs maintenant convaincu que c’est le meilleur moyen d’aller à la rencontre des gens. Après le travail, je fais donc ce porte à porte de 17 h 30 à 19 h. Cela m’aura permis de rencontrer plusieurs centaines de personnes."

Enfin, si la cité des Hurlus compte de nombreux candidats, Simon Varrasse veut se montrer clair et honnête. "Je sais que, surtout pour la majorité, certains candidats ne sont là que pour apporter un soutien et ne siégeront pas. Ce n’est pas mon cas et je compte assumer si je suis élu !"