Dans un premier temps annoncé jusqu'au 31 août, puis prolongé jusqu'au 30 septembre suite à la non-amélioration des chiffres liés à la pandémie de Covid-19, le port du masque est obligatoire dans plusieurs zones de l'entité mouscronnoise.

Ce lundi soir, lors du conseil communal, Simon Varrasse, chef de groupe Ecolo, a interpellé la bourgmestre Brigitte Aubert sur cette mesure. "Comme l'a annoncé le conseil national de sécurité, le port du masque en extérieur ne sera plus aussi strict que maintenant à partir du 1er octobre. Il a également été précisé qu'une latitude serait laissée pour les autorités communales. Mouscron va-t-elle garder une certaine zone dans laquelle le masque est obligatoire tout le temps ou pas ?"

Pour le chef de groupe Ecolo, le port du masque peut se comprendre dans des rues commerçantes, moins dans les endroits où les citoyens se trouvent seuls. "Va-t-on rester sur un principe aussi strict qu'actuellement ou va-t-on faire un peu plus confiance aux gens ? Évidemment quand on sort de chez soi et qu'il n'y a personne dans la rue, mettre son masque n'a aucun intérêt. C'est la même chose au parc de Mouscron. Faudra-t-il le porter tout le temps ou est-ce que cela sera limité à des zones comme la buvette où il y a plus de monde ? Je pense qu'on perd l'adhésion des gens en agissant de la sorte."

Les règles ne risquent cependant pas d'être un peu plus relâchées à partir du 1er octobre au sein de la cité des Hurlus. En effet, les chiffres ne sont pas du tout bons à Mouscron. En trois jours, la commune a ainsi enregistré plus de 100 nouveaux cas positifs.

"Nous sommes la troisième ville où il y a le plus de positif dans le pays en si peu de temps", déplore plus que jamais la bourgmestre Brigitte Aubert qui appelle les citoyens à la responsabilité.

" Je suis d'accord qu'il faut simplifier les choses. Pour les décisions à prendre à partir du 1er octobre, j'attends cependant encore un retour de nos collègues français pour prendre des mesures qui seront en parallèles. Je ne pense pas suivre ce qui a été demandé par le conseil national de sécurité, en tout cas pour le moment. Le plus important, c'est le message que je veux faire passer à tous nos citoyens, c'est d'être responsable. Aujourd'hui, je suis seule au milieu de la campagne ou de la rue, pas besoin de mettre un masque mais si je me trouve près des écoles, à la rue de Courtrai qui est remplie le mercredi midi, je dois porter le masque !"