"Dans le cadre du réseau UNESCO dont il fait partie depuis deux ans, le collège Sainte-Marie doit mettre en place différents projets, indique Lou-Anne Verkest, enseignante dans le degré supérieur du collège Sainte-Marie. Comme thématique abordée, il y a eu le harcèlement scolaire, l’an dernier, et cette année, c’est de la sensibilisation au zéro déchet. Dans cette optique, mon collègue Kevin Ryckaert a proposé de mettre un projet "Couture" en place et je l’accompagne."

Cette envie a mené à une démarche plutôt rare: afin de s’engager sérieusement, le collège Sainte-Marie – par le biais de M. Ryckaert – s’est rapproché du collège Saint-Henri qui dispose d’un vaste espace où la couture fait partie de la pratique. "J’ai appris la couture en cours du soir à Saint-Henri et, c’est le cas de le dire, j’ai été piqué par ce hobby! sourit le professeur ayant concrètement jeté les bases d’un projet qui devrait perdurer. Je me suis dit que cela pourrait valoir le coup de proposer une collaboration entre notre école et ma professeure de cours du soir, Régine Capenol. J’ai expliqué notre démarche et cela a été accepté. Les directions respectives des établissements ont aussi donné leur accord."

Les adhérents ont adoré

Ce sont les 4e et 5e secondaires qui ont été approchés pour cette première tentative, par le biais d’un flyer diffusé dans les classes. "Vu le nombre limité de machines à disposition, il a fallu faire un choix. Au final, six élèves et cinq professeurs ont adhéré au projet. Il y a eu deux sessions entre Carnaval et Pâques afin d’apprendre les rudiments." 

Des machines ont été amenées au sein de Sainte-Marie mais Saint-Henri a également mis son vaste espace adapté à disposition afin de confectionner nœud papillon, écharpe, sac à pain, lingettes démaquillantes… "La démarche zéro déchet et la sensibilisation à l’écologie ont été respectées par la réutilisation de tissus de la maison mais nous avons aussi fait le tour de magasins de l’entité pour la démarche locale et le collège a aussi acheté un peu de matériel pour compléter les besoins. Vu l’enthousiasme des élèves et des professeurs, on aimerait continuer", insistent nos deux interlocuteurs. 

Des propos confirmés par deux des jeunes participants: Emma a réalisé de quoi empocher des couverts mais aussi un tote bag et une charlotte à plat. "Je suis sensibilisée au zéro déchet et cela me semblait important d’apprendre à faire des choses soi-même. C’est vraiment bien comme démarche proposée!" Un garçon, Quentin, a aussi adhéré au projet en réalisant par exemple un sac à pain: "Comme je n’avais rien à faire aux périodes où l’atelier était proposé, j’ai eu envie de le tester. J’ai besoin d’être actif, d’occuper mon temps libre. Au final, j’ai aimé ce projet, il m’a beaucoup plu."