Une séparation difficile a conduit Edouard à la barre du tribunal correctionnel de Tournai. L'homme de 30 ans, est effectivement accusé de coups et blessures et de harcèlement à l'égard de son ex-compagne Sophie. "Je reconnais les faits", a précisé le prévenu. "Tout s'est déroulé dans un contexte de séparation. Aujourd'hui, tout est régularisé et nous avons chacun refait notre vie". Représentée par son avocate, l'ex-compagne du jeune homme craignait de porter plainte. Et pour cause, une petite tête blonde se trouvait au milieu de toute cette histoire

"Edouard va même rentrer de manière illégitime au sein du domicile de ma cliente. Lors de son audition, il va déclarer qu'une jalousie maladive le pousse à agir de la sorte". Le 22 mai 2020, une scène de violence s'est déroulée entre les deux parties. L'enfant alors âgé de 4-5 ans est même intervenu "pour protéger sa mère". Ce jour-là, Edouard a insulté la victime et lui a donné un coup de poing au niveau de la lèvre tout cela, en présence de leur fils. Pour la partie civile, il est clair que le prévenu minimise les faits. "A plusieurs reprises, il dira qu'il a simplement bousculé ma cliente".  
 
"Il a mis un pied de travers"
 
"A l'heure actuelle, la situation s'est légèrement apaisée mais c'est loin d'être terminé. Il n'y a bien entendu plus de violence physique. Toutefois, Sophie se sent en sécurité uniquement grâce à la présence de son nouveau compagnon. Elle veut absolument que le prévenu comprenne qu'il faut la laisser tranquille". 
 
Le représentant du ministère public ne s'est pas opposé à une mesure de faveur. Quant au conseil d'Edouard, il a sollicité une suspension simple du prononcé ou à titre subsidiaire, la plus grande clémence du tribunal. "Mon client a effectivement mis un pied de travers et s'en est voulu par la suite. Il a réellement eu du mal à accepter la séparation et la nouvelle vie de son ex-compagne. Aujourd'hui, les parties s'accordent sur le fait que leur enfant doit absolument être épargné". Le jugement sera prononcé le 19 mai.