Pressé de raconter sa version des faits, Norbert était présent au sein du tribunal correctionnel de Tournai pour des faits d'outrage à l'égard de deux policiers. Le 4 mai 2020, le prévenu se rendait dans une pharmacie à Mouscron. Alors qu'il croise une connaissance et s'arrête quelques minutes pour échanger des banalités, une voiture de police, qui roulait à gauche, est arrivée à vive allure. "Un des policiers a traité l'homme de sale singe. Il a également indiqué qu'il devait retourner en France afin de voter pour Macron. L'agent a même craché sur lui". D'autres propos racistes auraient également été mentionnés.

Lors de l'audition, l'agent aurait mentionné ceci "Je n'ai jamais tenu de telles paroles. De plus, je suis loin d'être raciste, mon père fait le ramadan". Un discours que le juge a légèrement du mal à digérer.

"Aujourd'hui, je suis honteux de la police", s'est exclamé le prévenu. "Face à ce manque de respect à l'égard d'un citoyen, je suis sorti de mes gonds. Ainsi, j'ai demandé aux policiers d'arrêter d'insulter cet homme. Rapidement, un policier m'a porté des coups au niveau des chevilles et m'a poussé à trois reprises contre un véhicule".

"Le sang me pissait dans le slip"

Rapidement, les policiers ont pris l'initiative de menotter Norbert. "Les menottes étaient rouillées", a précisé le prévenu. "Le sang me pissait dans le slip. J'ai souffert comme un chien pourtant, j'ai participé à des opérations commandos". Selon les policiers présents au moment des faits, le prévenu âgé de 64 ans, aurait tenu des propos racistes à l'égard de l'un des agents. "C'est totalement faux ! Je suis loin de l'être en ayant des petits-enfants d'origines différentes".

A la demande du représentant du ministère public, le dossier est remis au 13 septembre. Cela permettra d'entendre différents témoins ainsi que le médecin qui aurait examiné le prévenu suite à ses blessures au niveau des poignets.