Mouscron - Comines À Pecq, la situation semble inextricable, malgré une tentative d’accommodement.

Pour appréhender la problématique de Jean Gilquain, il faut d’abord planter le décor. Nous sommes à la rue de Tournai, à Pecq. Sur la nationale 50, à proximité du carrefour de la place communale. En façade, la petite maison du numéro 103 dispose, d’un garage plutôt étroit. Il faut ensuite présenter les acteurs.

Jean Gilquain, tout d’abord. Le riverain, détenteur d’une carte de stationnement pour personnes handicapées, dans l’incapacité d’user de son garage. En raison de l’exiguïté du lieu. Et qui souhaiterait, pour cette raison, disposer d’une place de parking, pour personne à mobilité réduite, devant son domicile.

L’agent de quartier, ensuite, qui s’étant rendu sur place, à la demande de Jean, a transmis un avis défavorable, au bourgmestre Aurélien Brabant (Communty). Et l’inspecteur de réseau du Service public de Wallonie, gestionnaire de la voirie.

Ce mardi matin , le riverain, le bourgmestre et l’agent du SPW ont tenté une vaine conciliation. Le scénario pourrait paraître absurde. Mais il est finalement simple à comprendre. Peut-être plus difficile à admettre !

Jean ne peut faire usage de son garage. Et il lui est impossible de garer son véhicule, d’un empattement de près de 4 mètres, devant l’entrée. L’agent de quartier a constaté les faits. Mais a aussi signalé, qu’en raison de la présence du garage en façade, la loi interdit l’octroi d’une place de parking privative.

Argument également avancé par l’inspecteur de réseau. Dans ce cas, comme le serpent qui se mord la queue, le bourgmestre n’avait d’autre choix que de refuser, en vertu de la loi, la demande de parking PMR de Jean.

Dans la discussion à bâtons rompus, le mayeur et le gestionnaire de la voirie ont expliqué au riverain que le seul moyen de sortir de l’impasse était de murer le garage. Avec tout ce que cela implique de démarches administratives, sur le plan urbanistique, et de d’investissement financier à charge du propriétaire. Quand on vous disait que l’on n’était pas très loin du roman de Kafka.

Les parties n’ont, par conséquent, pas pu trouver de solution amiable, sur le trottoir. Jean ayant décidé de faire appel à sa défense en justice pour tenter d’infléchir le cours des choses.