La fin de l'année scolaire a sans aucun doute marqué cette jeune maman. Le mercredi 16 juin, son petit garçon âgé d'à peine 3 ans se trouvait à la garderie de la CEE (Centre Educatif Européen) de Mouscron. Dans l'après-midi, le bambin a quitté les lieux à l'insu de ses puéricultrices. Toutefois, cette histoire dramatique fait polémique au sein de la Cité des Hurlus. La version de la jeune maman et celle de l'établissement sont complètement divergentes.

"Ce jour-là, vers 16h10, je suis arrivée à la CEE afin de récupérer mon fils. C'est alors que les trois puéricultrices annoncent que mon garçon est sorti de l'école à 15h30 et 5 minutes après, il a été récupéré par la police qui passait à ce même moment. Très rapidement, mon mari et moi sommes allés à la police. Les agents étaient bien au courant de l'histoire, ces derniers m'apprennent que mon fils était sorti à 14h30 et a été interpellé par la police à 15h07. Grâce à un commerçant, mon fils a été dans de très bonnes mains. Voyant une école à proximité, les agents se sont rendus à la CEE et ont été étonnés que les responsables ne sachent pas citer le nom de mon enfant. Elles ont dû aller vérifier les carnets de santé", précise cette jeune maman.
 
La jeune femme est surtout en colère de ne pas avoir été prévenue au préalable de la disparition de son fils. Dès lors, le petit garçon aurait marché plus d'une demi-heure sous la chaleur. Fort heureusement, le gérant d'un bistrot a aperçu l'enfant de 3 ans se promener seul sous une chaleur presque insoutenable. Très vite, il l'a pris sous son aile, lui a donné un verre d'eau et a prévenu la police.
 
"Je peux comprendre qu'un enfant puisse s'échapper d'une école mais la moindre des choses est de prévenir les parents et cela n'a pas été fait. Les responsables ont véritablement caché l'affaire et ne se sont pas rendu compte de la disparition de mon fils. On a même osé me dire que les responsables n'étaient pas obligées de prévenir les parents quand un enfant disparaissait. En attendant, mon fils s'est promené seul en pleine rue et aurait pu avoir un accident. La situation aurait pu être bien pire. Suite à cette affaire, une confrontation a eu lieu entre les puéricultrices et nous, seulement, nous avons reçu aucune excuse de leur part".  
  
A l'heure actuelle, le petit garçon est très impacté par cette fugue, il fait des cauchemars et a des terreurs nocturnes. Les parents de cette petite tête blonde ne comptent pas lâcher l'affaire. Effectivement, les jeunes parents ont fait appel à un avocat et compte aller jusqu'au tribunal. Un mail a également été envoyé à la ministre de l'Education, Caroline Désir, afin de lui faire part de cette affaire. 
 
"Bien évidemment les accueillantes ont très rapidement pris conscience de la disparition de cet enfant et ont donc entamé les recherches dans l'établissement scolaire. Tout a été fait dans les normes et cette histoire est réglée pour nous. C'est une situation très regrettable mais les parents ont été prévenus", conclut Ann Cloet, échevine de la Petite Enfance.