L'ambiance est loin d'être au beau fixe au sein du Collège communal estaimpuisien. En effet, samedi matin, Quentin Huart, Premier échevin, apprenait par mail qu'on lui retirait ses attributions pour une période de trois mois.

Concrètement, une sanction a été votée par le collège contre Quentin Huart qui se voit démis de ses attributions pour une période de trois mois. Il lui est reproché de ne pas avoir correctement défendu un projet immobilier à Estaimbourg devant la CCATM, commission où siègent des citoyens, qui a remis un avis négatif.

"On me reproche d'avoir trahi le Collège qui s'était positionné pour ce projet, nous explique le Premier échevin. On me reproche d'avoir orienté le vote de la CCATM, ce que je n'ai jamais fait ! Ce n'est pas à moi de dire aux citoyens comment ils doivent voter. La CCATM a décidé de rendre un avis négatif, je n'y peux rien. J'ai fait mon travail d'échevin en donnant les informations utiles à ce projet."

À nos confrères de Notélé, qui a révélé l'information, le bourgmestre Daniel Senesael a déclaré estimer que le Premier échevin a trahi le collège. "Il y a un capitaine sur le bateau qui donne le cap et il faut que les échevins suivent les décisions du collège. Nous avons dit oui à un promoteur et il serait malvenu de le remballer", a-t-il détaillé.

De son côté, Quentin Huart estime n'avoir aucunement trahi le collège. "Je n'ai jamais dit à la CCATM de voter contre." Si sa motivation reste intacte malgré cette sanction, le Premier échevin se dit humilié. "Je travaille tous les jours pour les Estaimpuisiens. J'essaie de faire mon travail de manière la plus exemplaire possible, car je sais que les politiciens souffrent d'une mauvaise image, et c'est ce qu'on me reproche finalement. Les citoyens m'ont élu pour que je travaille pour eux, il est hors de question que j'arrête. Je ne vais pas faire d'un cas de personne un problème politique majeur, je vais continuer à travailler dans le bon sens comme, je pense, l'avoir toujours fait en toute transparence."

Après la révélation de cette sanction, le Premier échevin a reçu de nombreux soutiens de la population. "Cela me touche évidemment vu la période et le contexte. Dans tous les cas, je suis en paix avec moi-même, je dors sur mes deux oreilles car le job a été fait correctement. Il n'y a pas de faute professionnelle ou politique."