Absent à cause de problèmes de santé, Nicolas était représenté par son avocat au tribunal correctionnel de Tournai. Âgé de 72 ans, on reproche au prévenu des attentats à la pudeur. En 2019, Nicolas se rendait fréquemment, au restaurant Le Passé Simple à Mouscron et avait souvent un comportement peu adapté avec les deux serveuses de l'établissement.

Selon les deux femmes, Nicolas aurait touché les fesses de l'une d'entre elles et aurait coincé l'autre contre un mur afin de lui palper les seins. Pour se défendre, la jeune femme lui aurait donné un coup dans les parties génitales. Deux jours plus tard, le prévenu a été interpellé dans le restaurant et a été intercepté par la police.

Perte de mémoire


"Lors de son audition, il a signalé qu'il avait perdu la mémoire après avoir vu le montant de sa pension. Il a parfois tendance à oublier des situations désagréables", déclare l'avocat de Nicolas.

Le prévenu admet totalement les faits même s'il ne s'en souvient pas. Il reconnaît tout de même avoir voulu tenter sa chance en embrassant la serveuse et d'avoir bu de l'alcool ce jour-là. Possédant un antécédent pour homicide involontaire qui date de 40 ans, le représentant du ministère public requiert une peine de six mois d'emprisonnement.

Pour l'avocat de Nicolas, il est clair qu'une peine d'emprisonnement n'est pas adaptée. " Mon client a énormément de problèmes médicaux et n'est pas présent aujourd'hui car il passe actuellement plusieurs examens. Je sollicite plutôt à titre principal, un sursis simple et à titre subsidiaire, un sursis probatoire. Je demande également un suivi psychologique auprès d'un thérapeute, que le prévenu ne se rende plus à ce restaurant et qu'il ne consomme plus d'alcool dans les domaines publics".

Le jugement sera prononcé le 6 mai.