Plusieurs incidents impliquant des résidents du “ Refuge ”, le centre d’accueil de Fedasil à Mouscron, ont été rapportés ces derniers jours. Dans un communiqué, Fedasil se dit consciente de l’impact de ces événements sur la vie du quartier et sur la charge de travail des services de police locale.

Le directeur général de Fedasil, Michael Kegels, s’est entretenu mardi soir avec la bourgmestre de Mouscron, Brigitte Aubert. Il a tenu à lui assurer qu’une analyse de la situation à Mouscron était en cours, et que l’objectif est de ramener la sérénité à l’intérieur et à l’extérieur du centre d’accueil. Le point a aussi été abordé avec le secrétaire d’État à l’Asile et la Migration, Sammy Mahdi, qui a fait part de son souhait de visiter rapidement le centre d’accueil.

Des mesures supplémentaires pour garantir la sécurité

En cette période tendue, Fedasil a décidé de refaire appel à une société de gardiennage externe pour garantir un maximum de sécurité devant le centre d’accueil. D’autres mesures seront prises suite à la concertation avec les autorités communales. Le Refuge accueille actuellement 855 résidents, tant des familles avec enfants que des hommes, femmes et mineurs isolés.

L’occupation dans le réseau de Fedasil est actuellement trop importante pour pouvoir baisser rapidement le nombre de personnes accueillies dans le centre mouscronnois. La pression sur le réseau d’accueil s’explique notamment par une hausse des demandes d’asile en Belgique, les opérations de rapatriements d’Afghanistan, la réinstallation de réfugiés syriens, les places réservées pour les cas de quarantaine liées au Covid-19 et les places perdues suite aux inondations de fin juillet. Dans ce contexte, Fedasil est d’ailleurs amenée à rechercher de nouveaux sites d’accueil, comme à Coxyde où un centre d’accueil va rouvrir ses portes.

Fedasil et ses partenaires disposent actuellement de 27 700 places d’accueil réparties dans 78 centres collectifs (Fedasil, Croix-Rouge, autres partenaires) et des logements gérés par des associations et des CPAS.