Le projet de pédagogie active suscite la curiosité et l’intérêt des futurs parents d’élèves.

Plus que neuf mois pour préparer la première rentrée.

"Notre école à pédagogie active privilégie le développement des aptitudes des adolescents, en mettant leur projet de vie au cœur des préoccupations de la communauté éducative", lance, à la cantonade, le bourgmestre Daniel Senesael (PS).

La salle est comble et l’on perçoit un intérêt émoustillé, tant dans les regards interrogateurs des parents que sur les mines, tout sourire, des enfants.

"Mais que l’on s’entende, la pédagogie active ne signifie en aucun cas que nos élèves pourront n’en faire qu’à leur tête", poursuit aussitôt le président du pouvoir organisateur.

Le projet pédagogique du Centre éducatif Mitterrand d’Estaimpuis est une réponse, hors des sentiers battus, au Pacte d’Excellence.

"Le CEME est un établissement d’enseignement général. Et à ce titre, tous les élèves qui voudraient s’y inscrire devront être détenteurs du CEB, le certificat d’études de base, décerné à l’issue de la réussite des six années de primaire", ajoute le mayeur qui a exercé, en son temps, le métier de professeur durant 17 ans.

L’école de la réussite

La grille horaire du tronc commun est constituée de 6 heures de français, de 4 heures de mathématiques et de 4 heures de langues. Mais ce sont le choix et la mise en œuvre des options qui feront toute la différence.

"Nous voulons que tous les élèves réussissent. Et tous vos enfants réussiront si nous leur offrons, dans un cadre de discipline et de bienveillance, l’opportunité d’exprimer leur potentiel. Que ce soit dans les domaines culturel, artistique, manuel ou sportif", assure Daniel Senesael, en faisant référence à des expériences concluantes de pédagogie active.

Pour atteindre cet objectif ambitieux, tout en évitant les dérives de l’élitisme, le CEME veut mettre en place un enseignement qui tire chaque élève vers le haut, en prônant pour vertu l’excellence dans le dépassement de soi.