Seulement trois semaines après l'ouverture des métiers de contact, ces derniers doivent déjà fermer la porte de leurs établissements durant une période de quatre semaines. Pour le gérant du salon, Lomerta Tattoo à Mouscron, cette décision était complètement inattendue.

"Je ne m'attendais pas à ces nouvelles mesures. Nous avons l'impression de servir à rien et savoir que nous sommes non essentiels est toujours difficile à accepter. Selon moi, on nous mène en bateau et on joue avec nous. Le gouvernement ne pense pas aux petits commerçants et à son peuple. Il y a des secteurs qui sont plus à plaindre comme l'Horeca qui doit rester fermer depuis plusieurs mois. Il y a trois semaines, nous avons eu la chance de rouvrir mais je pense c'était surtout pour calmer les choses et éviter des rebondissements", déclare Vito.

Dans les quatre prochaines semaines, le tatoueur de Mouscron compte se reposer sur ses économies et devra par conséquent, remettre ses projets.

"Ma femme est coiffeuse. Nous sommes donc, tous les deux privés de travail durant un mois. Heureusement que j'ai fait des économies, je vais devoir les utiliser pour m'en sortir. Depuis cette crise, ma vie a complètement changé, nous n'avons plus aucune liberté. Je reste tout de même positif car, quoi qu'il arrive, je continuerai mon métier", précise le tatoueur.

Une volonté d'ouvrir

Avec la COVID-19, il est désormais difficile de se projeter dans l'avenir et d'avoir d'éventuels projets. Cependant, Vito compte bien ouvrir son salon de tatouage après les quatre semaines de confinement même si la situation ne s'améliore pas d'ici-là. Pour lui, l'avenir de ses enfants est le plus important.

"Le gouvernement commence à dépasser les limites. D'après moi, le peuple va commencer à se rebeller. Bien entendu, l'épidémie me fait peur. Cela a d'ailleurs touché beaucoup de personnes autour de moi mais, il y a moyen de faire quelque chose. Une chose est sûre, si dans quatre semaines le gouvernement laisse encore les métiers de contact fermés, j'ouvrirai mon salon même si je devrai payer des amendes. Je dois penser à la vie de mes enfants avant tout", conclut Vito, gérant de Lomerta Tattoo.