Mouscron - Comines L’entreprise mouscronnoise Wollux est connue dans le monde entier.

Installé depuis des décennies au bout de l’avenue du Château, le bâtiment administratif de l’entreprise Wollux fait partie du décor de tous les Mouscronnois. Ce fleuron de l’industrie textile s’est, par ailleurs, peu à peu étendu aux terrains alentours où sont produits des drapeaux, banderoles et autres imprimés destinés au monde entier. Les J.O. ? Ce sont eux. Le Tour de France ? Aussi. Et Tommorowland, et tant d’autres. Rik Deman, Group CEO de Wollux, n’y va pas par quatre chemins pour expliquer le succès de la société, fondée en 1946 par la famille Leroo. "Pendant toutes ces années, Wollux a misé beaucoup sur le brand building et le nom Wollux égale bon service, bon prix, solutions créatives. C’est ce que l’on nous demande le plus souvent."

Par "solutions créatives", l’homme d’affaires entend des produits innovants que la concurrence n’est pas à même de proposer. "Ce sont des coussins individualisés pour de grandes tribunes, par exemple. On peut combiner ça à notre qualité d’impression, sur des systèmes de production industriels. On peut faire des petites quantités comme des grandes et, ça, tout le monde ne peut pas le faire. Pour chaque client, on recherche les méthodes d’impression et le tissu qui aura le rendu optimal", explique Rik Deman.

Aujourd’hui, ce sont entre 100 et 110 personnes qui travaillent pour Wollux (racheté par le holding flamand Koramic en 2007), qui fait plus de 70 % de son business en dehors de la Belgique. En Europe, bien sûr. Mais jusqu’à Singapour et en Asie du Sud-Est.

Avec le retour des beaux jours, et après une période hivernale traditionnellement plus calme, les affaires reprennent donc, à Mouscron. La dernière commande en date remplit notre interlocuteur de joie et de fierté. "On vient juste de rentrer une commande tout à fait spéciale puisque nous devrions faire le plus grand tifo jamais réalisé. Il fera 3200 m². C’est à l’occasion du passage du Tour de France à Bruxelles. Les hélicoptères qui feront les reportages verront notre visuel, immense, au pied de l’Atomium. Ça demande une production assez spécifique pour rassembler tous les éléments. Nous allons assembler le tout dans un des palais du Heysel."