La députée wallonne a fait le point sur plusieurs dossiers où elle entend continuer le combat.

En Wallonie picarde, le CDH ne compte plus qu’une députée wallonne en la personne de Mathilde Vandorpe qui découvre alors le banc de l’opposition vu le choix de son parti.

"C’est un choix que je respecte", explique celle qui est également cheffe de groupe au conseil communal. "Ce passage dans l’opposition va nous permettre de nous refaire une santé, de reconstruire notre message. C’est assez interpellant mais on s’est rendu compte que 60 % des gens ne savaient pas dire si nous étions dans la majorité ou dans l’opposition lors de la précédente législature. Six personnes sur dix ne savaient pas dire que nous avions des ministres."

Malgré ce passage de la majorité à l’opposition, Mathilde Vandorpe ne compte pas changer sa méthode de travail. "Je reste quelqu’un de proposition. Je ne vais pas devenir une députée d’opposition non constructive. Être dans l’opposition ne changera rien à mon investissement." Encore plus dans ses domaines de prédilection.

"Parmi les différents dossiers sur lesquels je travaille, on retrouve les pénuries de médecins. Je vais ainsi prochainement en rajouter une couche au niveau des dentistes. On sait qu’à Mouscron, on a un dentiste pour 3 000 habitants. À Lessines, il y a trois dentistes pour 18 000 habitants. Voilà un dossier sur lequel je vais encore m’attarder."

Dans les autres dossiers d’envergure qui tiennent à cœur à la députée Vandorpe, on retrouve également les ETA, Entreprises de travail adapté. "Ces dernières sont là pour créer des emplois à destination de personnes qui ne pourraient pas en trouver ailleurs mais elles sont pénalisées quand elles engagent plus que nécessaire. Il doit y avoir une certaine cohérence…"

Signalons encore le dossier du transport scolaire "où l’on retrouve des jeunes, souvent porteurs de handicap, qui doivent subir deux heures de trajet pour aller à l’école et deux heures pour rentrer chez eux tous les jours" ou encore celui du sport sur ordonnance dont une résolution avait été signée par tous les partis juste avant les élections. Bref, le travail ne manque pas !

Mathilde Vandorpe assure vouloir continuer à remonter les aspirations des citoyens.

Le défi de cette prochaine législature s’annonce encore plus grand pour Mathilde Vandorpe.

Si elle est désormais la seule députée wallonne du CDH pour l’arrondissement de la Wallonie picarde, elle doit en effet faire face à un plus grand territoire, maintenant que Lessines, Silly et Enghien sont rattachés à la circonscription électorale de Tournai-Ath-Mouscron.

"J’ai pour objectif d’être la porte-parole des citoyens de l’ensemble de la Wallonie picarde, le tout avec l’ensemble de nos élus locaux", affirme Mathilde Vandorpe. "Il ne faut pas non plus perdre l’ancrage de terrain. C’est pour cela que je serai donc toujours un relais pour les dossiers locaux qui sont souvent relatifs, il faut le dire, aux infrastructures et aux voiries."

Si la route de la Laine et le boulevard des Canadiens à Mouscron ont été les combats de la députée wallonne lors de la précédente législature, d’autres dossiers arrivent.

La RN48 à Mourcourt, dans l’entité de Tournai, en est un parfait exemple. "On connaît, à cet endroit, de gros soucis de vitesse qui causent des accidents réguliers. Il faut réellement un aménagement, c’est un combat que nous menons en concertation avec, notamment, le bourgmestre de Tournai Paul-Olivier Delannois (PS) ..."

Un autre dossier préoccupe Mathilde Vandorpe du côté de Leuze-en-Hainaut et de sa nationale 50, à hauteur de la brasserie Dubuisson.

"Cette dernière a acheté le terrain en face pour améliorer ses services, on retrouvera donc beaucoup plus de passage d’un côté à l’autre de la voirie et il faudrait un aménagement adapté. On peut imaginer de descendre la vitesse de 90 à 70 km/h sur ce tronçon-là, un rétrécissement de voirie, etc. J’ai été sollicitée sur ce dossier-là la semaine passée par Nicolas Dumont (Idées) , nouvel échevin de Leuze."