Quelque peu paniqué durant l'instruction d'audience, Bryan, âgé de seulement 26 ans était présent devant la barre du tribunal correctionnel de Tournai ce lundi après-midi. Après avoir formé opposition à un jugement qui le condamnait à un an de prison, le prévenu devait s'expliquer pour faits de violence. Le 8 avril 2019, le jeune homme aurait porté des coups à sa compagne alors enceinte de 7 mois. "Je ne sais pas ce qu'il s'est passé dans ma tête", a précisé Bryan. "C'est la première fois que cela m'arrivait et je le regrette". 

Un fait isolé

C'est lors d'un différend familial que la police de Mouscron a été appelée au domicile du couple. Privé de liberté, Bryan a ainsi déclaré lors de son audition avoir porté des coups sur le ventre de sa compagne de l'époque. Malgré les faits, la victime a souhaité reprendre la vie commune même si le couple est aujourd'hui séparé à l'amiable depuis deux semaines. Pour l'avocat de la défense, c'est un fait isolé. Il a ainsi sollicité une suspension simple du prononcé ou un sursis.

Dans ce dossier, le représentant du ministère a déclaré être "frappé" non seulement sur les dix jours d'incapacité de travail engendré par ces faits de violence mais également sur l'attitude du prévenu. Ce dernier a ainsi requis une suspension probatoire assortie d'une formation Praxis, une ASBL qui concentre ses activités autour des violences conjugales et intrafamiliales. Le jugement sera prononcé le 28 mars.