Jacques, Jean-Claude et Kaï ont perdu leur emploi suite à la fermeture de Dorma Hüppe

TOURNAI “J’ai 53 ans, je suis marié à la même femme depuis 33 ans et j’étais employé chez Dorma Hüppe depuis 35 ans quand la boîte a fermé. J’avais beau être quelqu’un de stable, ma vie professionnelle a basculé du jour au lendemain, comme beaucoup d’autres, lorsque j’ai perdu mon emploi.”

Jacques Dutrannois a donc été contraint, comme il n’avait pas encore 55 ans, d’aller s’inscrire au chômage et de chercher activement un emploi. “Et quand on a quitté l’école à 18 ans, qu’on a bossé pendant tant d’années dans la même boîte, ce n’est vraiment pas évident. Aujour- d’hui, trouver un job est très difficile : les patrons recherchent des candidats possédant un diplôme universitaire, de l’expérience et deux ans de chômage pour toucher des primes. Tout le monde n’est pas équitable dans cette recherche d’emploi.”

Alors, lorsque l’équipe des Reconversions collectives de Wallonie picarde , qui aide les travailleurs licenciés de manière collective à retrouver un boulot, lui a proposé de s’investir dans la création d’un site internet regroupant les possibilités d’emploi au sein de toutes les entreprises du zoning industriel de Marquain, il n’a pas hésité une seconde.

“J’ai accepté cette mission bénévole parce que j’ai été délégué pendant vingt ans au sein de Dorma et que ma priorité a toujours été de défendre l’emploi. Et aussi parce que la cellule reconversion se bouge vraiment pour les travailleurs. Je me demande vraiment comment font ceux qui n’ont pas la chance d’être accompagnés par elle après avoir perdu leur emploi.”

Ce site internet concret et orienté sur la pratique constitue un précieux outil que tous les demandeurs d’emploi pourront utiliser librement pour maximiser leurs chances de retrouver un boulot.

C’est d’ailleurs ce que feront dès demain deux anciens travailleurs de Dorma Hüppe , Jean-Claude Yenon (43 ans) et Kaï Poplow (48 ans). Le 1er a repris confiance en ses compétences après avoir suivi une formation en comptabilité conseillée par la cellule reconversion.

Le second, qui manie déjà parfaitement le français, l’allemand et l’anglais, a multiplié ses chances de retrouver un emploi en suivant une formation en néerlandais. “Et nous avons bon espoir de vite retrouver un emploi ”, confient-ils.



© La Dernière Heure 2012