Le dossier du palais de justice à Tournai est aussi vieux qu'il n'est passionnant tant il a connu de rebondissements. Alors que la Ville de Tournai est disposée à mettre à disposition de la régie des bâtiments un terrain, le parking de la prison, afin d'y construire un nouveau palais de justice, le ministre Mathieu Michel est par ailleurs attendu à Tournai ce lundi pour signer le protocole d’accord de coopération entre la Ville de Tournai et la régie des bâtiments, la députée fédérale et cheffe de groupe MR au conseil communal tournaisien Marie-Christine Marghem (MR) a questionné, en commission justice, le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne (Open VLD), sur le sujet.

"Le palais de justice de Tournai est en mauvais état depuis très longtemps, insiste Marie-Christine Marghem. Quelques travaux de rénovation mineurs ont été effectués, mais c'est tout sauf suffisant. Pour la construction d’un nouveau bâtiment, de très nombreuses discussions ont déjà eu lieu avec la Ville de Tournai par le passé avec, à la clé, certaines promesses jamais honorées. Récemment, notre conseil communal tournaisien s’est prononcé favorablement pour la mise à disposition de l’état fédéral d’un terrain situé près de la prison pour la construction d’un nouveau bâtiment rassemblant les fonctions judiciaires tournaisiennes et confirmer l’investissement du fédéral sur la Ville de Tournai."

Est-ce que ce projet, cette annonce, va cette fois véritablement voir le jour ? Certains ayant abandonné leur optimisme ne sauteront sûrement pas au plafond en apprenant la nouvelle mais le ministre Van Quickenborne a assuré très clairement à la députée Marghem que le nouveau palais de justice serait bien construit sur le terrain situé rue de la Citadelle en face de la prison. "Ce nouveau bâtiment regroupera les différents implantations judiciaires qui se trouvent maintenant dispersées dans la ville, a détaillé le ministre. Le bâtiment permettra à la justice tournaisienne d’être rendue dans les meilleures conditions."

Marie Christine Marghem compter désormais interroger le secrétaire d'État Mathieu Michel afin de connaître le timing précis de la mise en œuvre de cette décision importante.