Le Centre Hospitalier de Wallonie picarde dispose d’une Clinique du sein agréée depuis 2008. Une Clinique qui participe évidemment activement à l’opération Octobre Rose.

“Les raisons sanitaires connues de tous ne nous permettent malheureusement pas d’organiser nos actions classiques
, souligne le Dr Jouret, coordinateur de la Clinique du sein. Nous avons cependant tout de même souhaité marquer le coup.”

L’hôpital a donc eu une idée originale en invitant les femmes, durant tout le mois de septembre, à venir déposer dans des box spécifiques des soutiens-gorge. “Nous avons été surpris par le succès tant les box ont rapidement été débordées. Nous avons utilisé ces soutiens-gorge afin d’en faire des banderoles disposées dans l’hôpital.”

Via cette campagne de sensibilisation visuelle, où sont donc attachés de nombreux soutiens-gorge de différentes couleurs et de différentes tailles, la Clinique veut montrer que, malheureusement, le cancer du sein peut toucher tout le monde, à n’importe quel âge. “Le deuxième volet de cette action sera social. En effet, après le mois d’octobre, ces différents soutiens-gorge seront redistribués.”

La Clinique du sein est véritablement un service multidisciplinaire qui compte une équipe médicale ainsi qu’une autre paramédicale. “On travaille ensemble afin de proposer la meilleure prise en charge, la plus adaptée à chaque cas. On ne traite d’ailleurs plus un cancer mais une patiente. Chaque cas est différent et doit être discuté.”

Le tout parfaitement coordonné par Anne-Sophie Delcourt. “Je suis effectivement là pour accompagner les gens, du début à la fin de leur prise en charge, souligne l’infirmière coordinatrice. La Clinique du sein fait en sorte que chaque patiente puisse bénéficier d’un soutien technique, médical et psychologique.”

La Clinique du sein gère en moyenne 170 cancers du sein par an. En Belgique, on en dénombre plus de 11 000 cas chaque année. Une femme sur neuf est ainsi confrontée à cette maladie, d’où la grande importance du dépistage. Si les femmes âgées de 50 à 69 ans sont les plus à risque, personne n’est à l’abri…

D’autres actions seront encore menées durant tout le mois. Des bracelets seront par exemple distribués aux femmes qui viendront se faire dépister. “Elles en recevront deux. Un pour la patiente dépistée et un deuxième qu’elle sera invitée à donner à une de ses connaissances de manière à la sensibiliser également au dépistage.”

En outre, un photobox sera installé dans le hall du CHwapi et une grande pancarte sera installée au service de sénologie pour que chaque patiente qui passe s’y faire dépister puisse y laisser un petit témoignage.