Certains magasins de seconde main se spécialisent dans la revente de vêtements de marque. C’est le cas du magasin Re-marques, situé dans la rue du Général Ruquoy.

La crise sanitaire de la Covid-19 a, comme partout ailleurs, chamboulé les habitudes du magasin. “Au niveau des ventes, ce n’est pas terrible, car comme les gens n’ont plus vraiment de vie sociale, ils ne viennent pas acheter de la marque”, explique Karen Maas, la propriétaire du magasin.

“Certaines marques partent encore facilement car les jeunes les considèrent comme des valeurs sûres. Mais pour ce qui est du reste, on ne va pas acheter une robe pour flâner dans son salon”, poursuit-elle.

Ce manque de ventes à cause du Covid engendre des stocks remplis, il est donc impératif de téléphoner avant de venir déposer des vêtements. Une fois le dépôt réalisé, les vêtements sont immédiatement triés et placés en quarantaine. Ils sont également passés au défroisseur après chaque essayage.

“Le défroisseur permet d’éliminer 99.9 % des bactéries, du coup, à chaque fois que quelqu’un essaye un vêtement, je le passe au déffroisseur avant de le remettre en rayon le lendemain. Parfois, des client(e)s voient quelque chose sur le côté qu’ils/elles veulent absolument essayer, je passe donc également un coup de déffroisseur afin de limiter tous les risques de contamination”, déclare la commerçante.

Comme toutes les personnes ayant un commerce de seconde main, Karen Maas a déjà réfléchi à la concurrence en ligne et à l’impact que celle-ci peut avoir sur son commerce.

“Je ne pense pas être impactée. J’y ai déjà réfléchi plusieurs fois, car j’ai pas mal de clientes qui m’en parlent et d’autres qui viennent, justement, déposer des vêtements qui ne se sont pas vendus. Mais j’ai une clientèle vraiment très fidèle, explique Karen Maas. En plus de ça, je pense que ce n’est vraiment pas le même public qui est visé. Ici, les gens peuvent voir le vêtement directement, le toucher, l’essayer. Je pense que c’est un réel avantage que nous avons sur toutes ces plateformes”, conclut-elle.

Le monde de la seconde main, étant de plus en plus à la mode, a encore de belles années à vivre, à la plus grande joie des revendeurs et des consommateurs.