Après avoir fait opposition à un jugement en janvier dernier, qui le condamnait à huit mois d'emprisonnement, Pierre (prénom d'emprunt) se trouvait, ce jeudi, devant la barre du tribunal correctionnel de Tournai afin de s'expliquer des faits qu'il a commis de 2016 à 2017.

En effet, on reproche au jeune homme d'avoir détenu du matériel pornographique chez lui. A la suite d'une dénonciation, les services de police se sont rendus au domicile du prévenu et ont découvert le matériel en question. Rapidement, après l'intervention, Pierre est allé au commissariat pour se dénoncer et reconnaître les faits.

"Lorsque les policiers sont venus chez moi lors de la perquisition, l'un d'eux m'a traité de branleur et il avait d'une certaine manière raison. Je ne faisais absolument rien de mes journées. Je ne travaillais pas car je n'avais pas de besoins financiers, je me masturbais donc beaucoup et il m'en fallait toujours plus", déclare le prévenu devant la barre. 

Pierre a commencé à rechercher des images pornographiques dès l'âge de quinze ans et en grandissant, il a toujours continué à regarder des contenus à caractère pornographique. Pour l'avocat du prévenu, il est clair que son client a pris aujourd'hui, conscience de ses actes. 

"Comme Pierre ne travaillait pas, il possédait énormément d'addictions entre autres, l'alcool, les boissons sucrées ou encore les cigarettes. Depuis le mois de mars, il se fait aider psychologiquement. Il s'est d'ailleurs inscrit à une formation. Il a notamment des projets musicaux mais avec la crise sanitaire, ce n'est malheureusement pas possible. Je sollicite donc une suspension probatoire avec un suivi thérapeutique et que Pierre fasse les démarches et le nécessaire pour trouver un emploi, pour assister à diverses formations ou pour faire du bénévolat".

Le représentant du ministère public requiert une peine de huit mois d'emprisonnement éventuellement assortie à une suspension probatoire. 

"Le suivi psychologique est très bénéfique. Je pense que je suis sur le bon chemin", conclut Pierre devant la barre.

Le jugement sera prononcé le 6 mai.