Accusée d'avoir retiré 18 000 euros avec la carte bancaire d'un ami: "Cet argent a servi à embellir mon appartement"

Face aux explications peu cohérentes de la prévenue, le représentant du ministère public considère avoir été pris pour "un imbécile".

M.P.
Accusée d'avoir retiré 18 000 euros avec la carte bancaire d'un ami: "Cet argent a servi à embellir mon appartement"
©Bauweraerts D

Un dossier quelque peu flou et incohérent a été pris en charge par le tribunal correctionnel de Tournai. La prévenue, Paula (prénom d'emprunt) est accusée d'avoir soustrait la carte bancaire de Rudy (prénom d'emprunt) et d'avoir effectué des retraits à plusieurs reprises à Ellezelles. "Il m'avait confié sa carte pour retirer 20 euros avant son hospitalisation. A son retour, qui a eu lieu une semaine plus tard, je lui ai redonné". Le 12 mars 2020, un virement aurait été effectué du compte de la victime vers celui de Paula. "Ce n'est pas possible, je ne sais pas comment on fait", a indiqué la jeune femme de 30 ans.

Le représentant du ministère public a tenu à préciser que Paula a été reconnue sur les images de vidéosurveillance. "Effectivement, c'est bien moi mais je n'ai pas effectué ces retraits. Rudy m'avait encore une fois redonné sa carte. Cet argent servait à embellir mon appartement. Je remboursais en liquide à la mère de la victime".

Pour la partie civile, les explications données par la prévenue restent vagues. "Rudy hébergeait Paula chez lui en toute amitié. Elle a profité de son absence pour des raisons médicales afin de subtiliser sa carte bancaire et d'effectuer de nombreux retraits. Au total, plus de 18 000 euros ont été enlevés".

Face aux explications peu cohérentes de la prévenue, le représentant du ministère public semblait scandalisé. "Lors de son audition, Madame a indiqué qu'elle avait bien réalisé ces retraits. Aujourd'hui, les faits sont contestés. De plus, elle a précisé avoir remboursé 13 000 euros via la mère de la victime mais qu'elle ne peut le prouver, n'étant pas douée en informatique. A la barre, la prévenue explique que les remboursements se réalisaient de main en main. Il faut arrêter de nous prendre pour des imbéciles en racontant du pipo". Connue de la justice pour des faits similaires, Paula risque une peine de deux ans de prison avec sursis. Le jugement sera prononcé le 18 août.

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