Le voisin faisait vivre un enfer au couple de pensionnés à Frasnes-Lez-Anvaing

Un homme de 47 ans mène la vie dure à ses voisins, un couple âgé d’une septantaine d’années. Il reconnaît en partie les faits.

EdA
Le voisin faisait vivre un enfer au couple de pensionnés à Frasnes-Lez-Anvaing
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C’est au cœur du Pays des Collines que se déroule l’affaire. Après avoir travaillé durant de longues années dans le domaine de l’agriculture, un couple, âgé aujourd’hui de 71 et 72 ans, décide de partir à la retraite.

Pour couler des jours heureux, les époux font construire une petite maison sur l'un de leurs terrains. C'est à ce moment-là que les ennuis ont commencé. "La construction de l'habitation a débuté en 2017", précise l'avocat du couple. "Dès les premiers murs posés, mes clients ont constaté que des œufs avaient été lancés sur la façade la maison. Les incidents se sont multipliés et l'auteur a rapidement été identifié : il s'agissait du voisin. Celui-ci a en outre invectivé les différents corps de métier qui travaillaient sur le chantier."

Plusieurs mains courantes, puis plaintes, ont été déposées. "Le prévenu a continué à faire vivre un enfer au couple : des injures ont été écrites sur la maison, de la colle a été mise dans la serrure de l'habitation, les vitres ont été brisées et des impacts de plomb ont été retrouvés." Une conciliation en justice de paix a été demandée ; le 2 août 2019, les parties se sont réunies à Pecq. "Là, ma cliente a reçu une gifle au visage de la part du prévenu ; le couple a ensuite été insulté et menacé gravement. Les faits ont été confirmés par l'experte."

Deux jours plus tard, alors que l'époux installait une clôture sur son terrain avec ses deux fils, le voisin est sorti de son habitation, "une arme au poing" et a simulé des tirs. L'homme réclame un dommage moral de 1 000 €, et son épouse, un dommage provisionnel de 1 000 €. Le prévenu est en outre poursuivi pour la détention illégale d'armes, mais aussi pour avoir menacé avec une hache l'huissier de justice qui était venu lui remettre sa citation à comparaître.

"Un danger pour la société"

"Il est des voisins que l'on préférerait ne pas avoir", a indiqué le ministère public en commençant son réquisitoire. Celui-ci a demandé la confiscation des armes et munitions détenues illégalement par le prévenu, mais aussi de la hache avec laquelle il a menacé l'huissier. "Il y a de quoi craindre que le comportement du prévenu puisse être un danger pour ses voisins, mais aussi la société en général." Pour cela, le procureur du Roi a requis une peine de 18 mois de prison.

Le prévenu, absent à la barre mais représenté par son avocat reconnaît les préventions, à l'exception de quelques-unes. "Il faut savoir que mon client connaissait à l'époque une période floue : en 2015, sa femme est partie en Russie avec leur fils", a précisé son avocat. "Depuis, il ne les a plus revus. Il souffre en outre de grave problème de santé et reconnaît avoir du mal à gérer ses émotions."

Le prévenu conteste l'épisode du 4 août, lors duquel il aurait simulé des tirs avec une arme à feu. "Ce jour-là, il désherbait dans son jardin et a utilisé le pistolet pour simuler les tirs. Il n'avait pas d'arme au poing. Pour cet épisode, c'est la parole de l'un contre la parole de l'autre. Le doute doit profiter au prévenu." L'avocat sollicite une suspension probatoire ou une peine de travail à l'encontre de son client.

Le jugement sera prononcé le 8 septembre.

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